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lundi 20 novembre 2023

Enquête de haute voltige - Anne-Marie Desplat-Duc - Maxime Fontaine

Un sympathique petit polar qui attirera particulièrement les passionnés d'aviation. Mais les autres seront aussi intéressés par ces jumeaux qui jouent les détectives. Un garçon surnommé alphabet (pour Abel-Béranger Croix D'Estève Fabre !) qui enchaîne les bêtises, toujours dans la vitesse et le risque.
Sa sœur Zyna est plus réfléchie, même si elle ne refuse jamais un peu d'aventure et surtout d'enquête.

Des parents peu disponibles, mais un oncle commissaire toujours prêt à les accompagner.  Commissaire de police certes, mais assez peu doué, et surtout étonnamment inconséquent !
Il laisse le volant à son neveu, (15 ans 3 mois) en conduite accompagnée, ne semblant pas au courant qu'elle n'est permise qu'avec les accompagnateurs déclarés !! Lequel neveu s'empresse de conduire comme un fou.

Cette joyeuse équipe est complétée par Flic et Voyou.
Flic est un gentil toutou peu impressionnant, mais plutôt efficace pour protéger son jeune maître.
Voyou, de façon plus originale, c'est un ... écureuil ! 
Et pas le dernier à se mêler des opérations !!

dimanche 3 mai 2020

Marchands de sommeil - Stéphane Daniel

À la fois thriller et belle histoire d'amitié.
Un court roman assez ancien que, étonnamment, un de nos participants au club-lecture (CM) a ressorti du rayon pour le lire.  Sans enthousiasme finalement !
C'est pourtant un bon livre, mais d'une part il est un peu daté, d'autre part, je pense que cette histoire d'occupation illégale et d'expulsion est sans doute assez loin de ce que vivent la plupart de nos lecteurs.

Les mousquetaires de Belleville, gentil quatuor de collégiens (+ une), se retrouvent ici dans une nouvelle aventure au secours de leur copain Miki.
Tout commence par une rude expulsion de familles dans le 20e arrondissement de Paris.
Puis la petite bande s’aperçoit que Miki n'est vraiment pas en forme depuis quelques jours.
Il refuse de se confier, mais ils vont finalement découvrir qu'il a dû quitter son logement, pourtant pas squatté mais loué cher.
Il est regrettable à mes yeux que les professeurs, qui s'étaient aussi aperçus de la fatigue de Miki, se contentent de constater sans chercher à comprendre.
Evidemment, il faut que les Mousquetaires interviennent pour que ce roman existe, mais ça m'attriste.

vendredi 17 août 2018

Sally Jones - Jakob Wegelius

Je viens de passer un fort bon moment en compagnie de Sally Jones
Encore un livre inclassable, et assez inattendu.

Depuis longtemps, vu les critiques, j'avais très envie de le lire. Mais à chaque passage à la bibliothèque, je le reposais en rayon : trop gros, mais surtout pas très tentant. (Il faut dire que je ne suis vraiment pas fan des singes, quelle que soit l'espèce).
J'ai failli encore l'abandonner en début de lecture. Je le trouvais sombre et triste, il me donnait peu envie de lire.
J'ai quand même persévéré, et j'ai bien fait.
Au bout d'une soixantaine de pages, j'ai commencé à m’intéresser vraiment aux personnages, puis je me suis laissée emporter par l'aventure. Au point d'avoir bien du mal à présent à passer à une autre lecture, dur de quitter Sally Jones et ses amis.

Sally Jones est une jeune gorille, elle comprend parfaitement ce que disent les humains, mais ne peut leur répondre. Du moins oralement, car elle sait lire et un peu écrire.

dimanche 8 avril 2018

Le chat qui avait un don (T 29) - Lilian Jackson Braun

Même mes petits lecteurs de CM savent qu'il ne faut pas raconter la fin quand on présente un roman.
Mais cet éditeur-là l'ignore apparemment.
Grrr !! J'ai malencontreusement posé mes yeux sur la 4e de couv' et vlan, j’apprends ce qui va se passer à la page 118 soit pratiquement les deux tiers du livre, et même presque la fin m'est expliquée (mieux d’ailleurs que dans le roman en fait !).

Alors d'accord, même si ces romans sont présentés en collection Détective, ils ne sont plus vraiment policiers. Mais tout de même, je préfererais lire à mon rythme que de découvrir la fin avant d’avoir lu !
J'ajouterai que c'est parce que je trouve la couverture très moche que j'avais posé le livre à l'envers, contrairement à mes habitudes. Et il n'y a pas de chat nu dans l’histoire !
Bref, j'aime les éditions de La Loupe parce que c'est très confortable de lire en grands caractères, mais là franchement ...

Venons en tout de même au fond !
Ce que j'aime dans cette série, c'est surtout l'ambiance, retrouver au fil des tomes la vie de Pickax, ses personnages hauts en couleurs.

jeudi 31 août 2017

Un pays à l'aube - Dennis Lehane

Très longtemps que je voulais lire Dennis Lehane, à cause de Boston.
Je me suis enfin décidée, en prenant un peu au hasard le titre disponible à la bibliothèque. Et aussi parce que le thème m'intéressait.

Mais j'avoue à ma grande honte n'être pas allée très loin.
Après une trentaine de pages de match de base-ball (et même si l'important était ce que ça sous-tendait, pas les échanges de balles. Mais c'est vraiment totalement incompréhensible le base-ball !) presque autant sur la boxe... J'ai calé :-/
J'ajoute que je n'ai jamais eu un livre si lourd à tenir en main, et que du coup, j'avais beaucoup de mal à trouver une position pour le lire !
Bref, échec. Il faudra que je tente une autre fois.
Peut-être avec un autre titre ?

Extrait :

On le disait capable de flanquer la migraine à l'aspirine tellement il était bavard.

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Isabelle Maillet
Titre original : The Given Day (2008)
Éditions Rivages 2009
Collection Thriller - 759 pages
Résumé Babelio


vendredi 14 avril 2017

Les ailes du sphynx - Andrea Camilleri

Série : Commissaire Montalbano
Traduit de l'italien (Sicile) par Serge Quadruppani
Titre original : Le Ali Della Sfinge
Editeur : Fleuve noir 2010 (2006 pour l'édition originale) ; 260 pages
Résumé Babelio

Lire une aventure du Commissaire Montalbano est toujours (pour moi du moins) l'assurance de passer un bon moment. Celle-ci ne déroge pas.
C'est policier certes, un vrai policier même, avec rebondissements, enquête, et toute la gamme des personnages indispensables, policiers du haut en bas de l'échelle, juge impatient, témoins, personnes qui ont toutes quelque chose à cacher.
Mais ce qui prime tout de même ici, c'est Montalbano lui-même. Au point de tenter tout le long de bâcler son enquête, pour essayer de rattraper son couple, et même de rater la conclusion de l'affaire pour ça !! On suit aussi les démêlés familiaux de son personnel !!

Un grand coup de chapeau au traducteur, qui fait des miracles avec un texte qui doit être un vrai casse-tête à traduire. D’autant plus que ses particularités (du texte, pas du traducteur !) sont un des grands plaisirs de cette lecture.

Bref, Montalbano, j'aime et j'en redemande !! (Mais j'ai lu aussi d'autres Camilleri, qui même sans le Commissaire m'ont bien fait rire).

samedi 14 janvier 2017

Pavillon rouge à La Baule - Emmanuel Grand

Illustré par Pierre Place
Edité par Le Monde / SNCF - 2015
Collection : Les Petits Polars ; 14 x 18 cm
78 pages dont 13 pour le mini-guide de La Baule

Résumé Babelio

Une amusante petite collection que je ne connaissais pas, sur le thème intéressant du polar très implanté dans un lieu.

Un format entre court roman et longue nouvelle, 40 pages dont quelques illustrations en noir et blanc pleine page.

vendredi 21 octobre 2016

Terreur dans les vignes - Peter May

Série  : Assassins sans visages (Enzo Macleod)
Traduit de l'anglais par Ariane Bataille
Edition du Rouergue, Collection Rouergue noir - 2014 ; 278 pages
Titre original : The Critic
Résumé Babelio


Les coïncidences et les correspondances  de la vie d'un lecteur !
A peine terminé le livre reçu par Masse Critique "Dernières vendanges" je profite de mes vacances pour enchaîner avec "Terreur dans les vignes", choisi à la bibliothèque avant la-dite Masse Critique, et sur le seul nom de l'auteur, sans regarder la 4e de couv' et à peine le titre !
Et je me retrouve bien entendu chez des vignerons. Mais Français cette fois, en plein coeur du vignoble de Gaillac, alors que je viens de passer tout près en partant en  vacances.
Et, surprise, au milieu du livre, le héros glisse dans les rues de Cordes sur Ciel, que je viens à l’instant de découvrir et visiter.
Puis, il se rend ... dans la Napa Valley.

jeudi 15 septembre 2016

L'affaire Protheroe - Agatha Christie

Traduit de l'anglais par Raymonde Coudert
Avec Miss Marple.

Je regarde très peu la télévision, mais je suis dès que je peux la série "Les petits meurtres d'Agatha Christie".
J'évite généralement les adaptations de livre que je connais,en  film, je suis presque toujours déçue, mais Agatha Christie, c'est particulier !
J'avais apprécié la saison un, avec Antoine Duléry et Marius Colucci, mais je me régale franchement avec les nouveaux, notamment les filles, Alice Avril (Blandine Bellavoir) et Marlène (Élodie Frenck). Cet humour m'amuse beaucoup, sans compter le décor années 50/60, ma jeunesse ! Et retrouver dans tout ça les intrigues de ma chère Agatha me réjouit.

mardi 19 juillet 2016

Témoin muet - Agatha Christie

Traduction d'Elisabeth Luc
Club des Masques - 282 pages
Enquêteur  : Hercule Poirot

J'ai encore cédé à la tentation d'un Agatha Christie.

Assez original puisque Hercule Poirot se lance dans une enquête alors qu'il ne semble y avoir qu'une mort de maladie, d'une dame assez âgée pour mourir naturellement.
En outre, il n'est pas vraiment mandaté pour enquêter  : Miss Arundell lui a bien envoyé une lettre, pour lui demander ses tarifs, et s'il pourrait intervenir. Mais la missive est assez embrouillée pour qu'il ignore tout de la raison de son appel, et de toutes manières, Miss Arundell s'est éteinte depuis deux mois.
Hastings, le narrateur, juge de façon logique que ce n'est pas une affaire pour eux.
Mais ce n'est pas bien entendu l'avis de Poirot, intrigué avant tout par le délai mis par cette lettre à lui parvenir;

Quelques ectoplasmes et auréoles lumineuse plus tard, il parviendra comme toujours à dénouer tous les fils de cette sombre affaire de famille. Et à sauver ce qui peut l'être.

Un enquête intéressante avec des personnages très typés.
Pas la meilleure cependant à mon goût, le rythme est parfois un peu lent, peu de personnages sympathiques.
Un Agatha Christie moyen pour moi.

Je le possède en plusieurs versions de traducteurs différents, et je suis toujours fascinée par les différences importantes d'une à l’autre.

Extraits :

[Incipit]
Miss Arundell mourut le 1er mai. Si sa maladie fut brève, son décès n'étonna guère à Market Basing, petite bourgade provinciale où elle vivait depuis l'âge de seize ans. Dernière survivante de ses cinq frères et soeurs, Emily Arundell avait plus de soixante-dix an et on lui connaissait des problèmes de santé depuis belle lurette.
(Traduction d'Élisabeth Luc)

Quand miss Arundell mourut, le 1er mai, après une très courte maladie, son décès n’éveilla aucune surprise dans la petite cité villageoise de Market Basing où elle avait vécu depuis l’âge de seize ans. La vieille demoiselle avait, en effet, plus de soixante-dix ans et chacun la savait de santé délicate.
(Traduction de Louis Postif)

samedi 16 juillet 2016

Meurtre à Crest Les gendarmes sont au parfum - Chris Escot

Dans la collection "Meurtre(s) à .... " (Une vingtaine de titres sur Drôme et Ardèche)
Editeur :  La Bouquinerie
2011 - 174 pages

Un roman qui se veut un peu épisode de série policière télé.
Dès le début : Un court chapitre, le meurtre, sans explication.
Puis avant que ça ne se sache, on se retrouve ailleurs.  Anne Sorel, lieutenant de gendarmerie nouvellement nommée à Crest, prend ses fonctions et la ville lui rend honneur. Le livre commence. réellement.
Tout le long du récit, de temps en temps, on quitte la brigade de gendarmerie, et on nous précise qu'on est "hors champ".

Dans l’ensemble, c'est un bel hommage à la gendarmerie, à son travail multiforme souvent méconnu.
Un roman policier bien sûr, mais dont on devine très vite qui et pourquoi (même moi, qui d'ordinaire ne devine jamais avant la dernière ligne !)
Une fiction donc.
Mais commencer dès le chapitre 2 en traitant le député-maire de "vieux con", quand le titre est  Meurtre à Crest, je trouve ça à la fois osé et savoureux !!

J'ai été gênée par pas mal de petites erreurs, virgules bizarrement placées, nom propre orthographié de trois manière différentes, espace systématique avant ou après l'apostrophe... Rien de très gênant au début, à part une ou deux phrases que j’ai un peu peiné à comprendre. Mais lassant au bout d'un moment. Particulièrement agaçant : vous dîtes, systématiquement avec l'accent circonflexe.
Au premier coup, j’ai pensé à une faute de frappe, au suivant, j'ai cherché si au lieu du présent, le verbe pourrait être au passé simple, mais au fil des pages, j'en ai déduit qu'aucun correcteur n'avait su l'écrire correctement ni pris la peine de vérifier dans une grammaire.
Rien d'horrible, mais je ne l'accepte pas plus d'un "petit éditeur" que d'un autre. Une relecture correcte devrait toujours précéder la parution.

Concernant le fond, je m'attendais à quelque chose de moins noir. Souvent les polars locaux sont plutôt dans l'humour il me semble. Ici pas de description gore ni de scène horrible mais le fond est vraiment assez désespérant.
Je pensais que ce genre de littérature, très implantée dans un lieu, est souvent aussi un peu pour attirer le touriste ; mais là ça va pas donner vraiment envie. entre la noirceur des âmes (!) et les critiques, genre quel bled pourri, rien à faire ici ...

En résumé, un polar facile à lire, même si on ne connaît pas le coin. Mais auquel on prendra sans doute plus de plaisir si on reconnaît. Sinon, il n'a rien d'exceptionnel.

Peu de héros récurrents dans cette collection de meurtres en Drôme-Ardèche, car presque tous les titres ont des auteurs différents. Mais Chris Escot a écrit un autre titre où Rachida, la sympathique  stagiaire de celui-ci, devient l'enquêteur principal.

Interview de l'auteur :
http://www.labouquinerie.com/meurtreacrestinterview.html


Extraits :


p. 34
Ne rien négliger. Mener l'enquête avec la rigueur d'une ménagère suisse allemande.

La gendarmerie est un humanisme, et c'est pour ça que j'ai choisi ce métier.

mercredi 13 juillet 2016

Jade (Clifton) - Bob de Groot, Michel Rodrigue

Intégrale Clifton tome 6 - Le Lombard
(Tome 18 de l'édition en volumes séparés)

J'ai découvert ce cher Clifton, et sa délicieuse Miss Partridge, il y a fort longtemps, en bande dessinée hebdomadaire, probablement dans La Vie (qui s'annonçait encore comme " catholique" à l'époque !)

Il s'agit du premier tome de la série reprise par De Groot et Turk "Ce cher Wilkinson".

Coup de foudre immédiat.  Presque autant pour la cuisinière et son goulash que pour le colonel.
J'ai au fil des années acheté presque tous les tomes.
Et puis, après une interruption, je m'aperçois qu'on ne trouve plus ceux qui me manquent qu'en numérique, ou en recueil.
J'aime beaucoup lire sur tablette, mais pas question d'acheter ainsi mes BD, qui sont lues et relues par toute la famille, des grands- parents aux petits-enfants, que je prête, fais circuler etc.
Ce sera donc la version intégrale contenant ce tome 18 et les trois suivants.

Je me suis enfin décidée à le sortir de ma pal pour le lire (après toute la famille)

Un peu déçue.
Est-ce la BD qui a changé (pourtant le scénariste est toujours de Groot comme pour mes précédents, et les dessins ne me gênent pas) est-ce moi ?

En fait, peut-être que comme dit plus haut, j'aime mieux Miss Partridge, et Héron mélodieux, que Clifton dans on rôle de colonel, dans une enquête d'espionnage qui ne me passionne pas, et où je m'embrouille un peu.
J'ai donc bien aimé le début, moins la suite, mais c'est tout de même une BD sympathique.

Je précise qu'au début de ce tome de l'intégrale (je ne connais pas les précédents) il y a un intéressant dossier d'une douzaine de pages sur les divers auteurs de la série.


Extrait :

Incipit :
A Puddington, ce matin-là, chez Harold Wilberforce Clifton, détective amateur de son état, et plus particulièrement ce jour, râleur de haut niveau !...
- Quelques symboles dessinés d'injures
[Clifton, rouge et hurlant] - MISS PARTRIDGE ! 
- Vous avez murmuré mon nom, colonel ?...




mardi 7 juin 2016

Une étude en rouge - Arthur Conan Doyle

Titre : Une étude en rouge
(Autres titres  : Un crime étrange, ; Ecrit dans le sang)
Titre original : A study in scarlet
Série : Sherlock Holmes  (1er épisode)
Auteur : Sir Arthur Conan Doyle
Traducteur ?
Lecture sur ebooksgratuits

Lu il y a tellement longtemps que je ne me souvenais plus ni de l’histoire, ni même de l'avoir lu ! (Mais il figurait sur ma liste, donc oui, je l’ai lu un jour, il y a plus de 25 ans.)

J'ai donc profité d'un long voyage en avion pour le relire sur tablette, merci à ebooksgratuits.
Une traduction que j'ai trouvé très correcte, mais je suis surprise qu'aucun nom de traducteur n'apparaisse, même s'il s'agit d'un texte tombé dans le domaine public.

Une bonne approche de Sherlock Holmes, puisqu'il s'agit du premier roman paru.
On découvre donc non seulement ce détective, et ses pratiques assez innovantes, mais aussi sa rencontre avec Watson, juste parce qu'il recherche un colocataire.
Et on fait aussi déjà la connaissance de Wiggins et ses gamins des rues (Que Béatrice Nicodème a, bien plus tard, mis en scène dans sept ou huit polars pour enfants)

Un roman assez atypique, puisque si la premiere partie, et la fin, se passent en Angleterre, on repart ensuite vingt ans en arrière dans le Nevada. Où les Mormons vont jouer un rôle prépondérant, et pas le beau rôle. Une histoire fort noire, où on découvre l'Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours sous un aspect très déplaisant, dont on n'a pas forcément l'habitude.

Un livre qui nous fait donc voyager, en même temps que découvrir les dons exceptionnels de Sherlock Holmes, et tout son entourage.

Ma note : 3,5 / 5



Extraits :

Chercher une explication avant de connaître tous les faits est une erreur capitale. Le jugement s'en trouve faussé.


J'avais déjà remarqué qu'il était aussi sensible à un compliment sur son art qu'une jeune fille peut l'être à une flatterie touchant sa beauté.


Lorsqu'un fait semble contredire une longue suite de déductions, c'est qu'on l'interprète mal.



vendredi 3 juin 2016

Un cadavre dans la bibliothèque - Agatha Christie

Auteur : Agatha Christie
Traducteur : Jean-Michel Alamagny
Titre original : The body in the library
Le Masque 2001 ; 190 pages
Première parution : 1942

Pour mon centième billet, mon auteur "chouchou", et une chronique un peu plus personnelle !
Parce que Agatha Christie, pas grand chose d'innovant à en dire !! et pourtant, il y aurait tant à en dire !
Mais pour moi, c'est mon plus joli régal de lecture, un peu un bonbon qu'on laisse fondre doucement dans la bouche.
Si je m'écoutais, j'en lirais chaque jour.
Sauf qu'en fait, je ne la lis que rarement.

J'ai depuis peu des étagères à la tête de mon lit, et je me suis empressée d'y installer, aux niveaux les plus visibles, la soixantaine de romans d'elle que j'ai acheté ou chiné, (dont un seul signé Mary Westmacott pour le moment) ainsi que son autobiographie.
Ce qui me donne encore plus envie de relire tout ça.
Mon idée d'une vraie journée de détente : seule, sans un bruit, et un polar d'Agatha Christie à relire d'un bout à l'autre.

Seulement, je ne lis presque jamais de livres à moi (ça n'aide pas ma pal à diminuer !) parce que j'ai toujours en attente une pile de livres de la bibliothèque, à rendre dès que possible, voire quelques prêts d'amis.
Mis à part les livres que je dois chroniquer dans un temps imparti, comme ceux que j'ai la chance de gagner à Masse Critique de Babelio, mes propres livres attendent le moment opportun.
Et l'attendent longtemps en général (une grippe par exemple ? qui me laisse à la fois du temps pour lire - donc pas trop violente ! -, et pas de possibilité de sortir me réapprovisionner !)
Et puis hier soir, au beau milieu pourtant d'un roman qui  m'intéresse, je n'ai pas pu m'empêcher de tendre la main vers ce cadavre dans la bibliothèque, dont je n'avais comme souvenir que la scène du début, celle qui donne son titre au livre.
Un livre que j'ai trouvé assez moderne dans son oeuvre.
Et comme je m'y attendais, un vrai régal pour moi.
D’ailleurs, je préfère de loin la sympathique et modeste Miss Marple au prétentieux et agaçant Poirot ! (Même si je lis ses aventures avec plaisir aussi).

Il s'agit ici d'une énigme assez classique, qu'on peut s'amuser à essayer de deviner avant les intéressés (mais pas évident d'y arriver !)
Avec surtout des personnages haut en couleurs et une ambiance intéressante. Tout ce que j'aime.
Et j'ai bien apprécié aussi l'avant-propos de l'auteur, qui explique comment elle a réuni les éléments de ce roman.


Extraits :

Avant-propos de l'auteur :
Je m'étais pour ce faire imposé certaines règles.
La bibliothèque en question devait être archibanale et conventionnelle.
Le cadavre, au contraire, complètement extravagant et faire sensation.


Incipit :
Mrs Bantry rêvait. Ses pois de senteur venaient de remporter un premier prix à l'exposition florale. Le pasteur, revêtu de sa soutane et de son surplis, distribuait les récompenses dans l'église. Sa femme traversait nonchalamment l'auguste assemblée en maillot de bain mais, heureux privilège des songes, cette incongruité ne soulevait pas parmi les paroissiens le tollé qu'elle eût assurément déclenché dans la réalité...
Mrs Bantry était ravie. Elle adorait ces rêves du petit matin qui s'achevaient par le premier thé de la journée.


- Miss Marple ? Le chef constable se redressa. Pourquoi l'a-t-elle envoyé chercher ?
- Bah ! il est tout naturel qu'une femme recherche la société d'une amie en pareil cas. Qu'en pensez-vous ?
Le colonel Melchett ricana :
- Si vous voulez mon avis, Mrs. Bantry va s'essayer la main au petit jeu de l'amateur détective. Miss Marple est le véritable limier local. Une fois, elle nous a bien "possédés," n'est-ce pas Slack ?
- Oui, mais en des circonstances très différentes, répliqua l'inspecteur.
- Comment cela ?
- La victime était une personne du pays. Cette vieille fille sait tout ce qui se passe au village, je vous l'accorde. Mais aujourd'hui elle en sera pour ses frais.

Ron-ron, ça tourne ! - Gérard Chevalier

Ron-ron, ça tourne ! (Finistère Sud)
Gérard Chevalier
Editions du Palémon, Collection Le chat Catia mène l’enquête ; 2015
186 pages

Il y a un an, je m'étais régalée avec les premières aventures de Catia, la chatte surdouée, et j'espérais pouvoir la retrouver bientôt.
J'ai eu beaucoup de chance puisqu'un an plus tard, j'ai été sélectionnée par Masse Critique pour recevoir le deuxième tome.
Et j'ai retrouvé avec toujours autant de bonheur cette minette attachante quoique un peu prétentieuse parfois.

Les protagonistes principaux sont toujours présents ici, mais l'histoire est tout à fait différente.
Il s'agit cette fois d'un vrai polar : dès le départ, Yvon le commissaire vient solliciter Catia, et Erwan, pour cause de mort assez suspecte sur un tournage de film.
On va donc découvrir les coulisses du cinéma, que l'auteur connait bien, de façon toujours humoristique quoique bien documentée.

Catia doit quitter Rose, le bébé dont elle a à présent la responsabilité, mais oui, et quitter la ville pour la campagne sud finistérienne et un intéressant manoir.
Intéressant parce qu'en pleine campagne bretonne, qu'elle apprécie beaucoup, et nous avec.
Intéressant par ses habitants, un couple très vieille noblesse, et un chien bien assorti.
Mais elle va retrouver aussi ses anciens amis, que les nouveaux, notamment la charmante Juliette découvert(e) vers la fin du tome précédent.

La politesse surannée et la distinction (parfois un peu  ratée pour cause de vieillesse) d'Hector, le très "smart" St-Hubert, sont absolument inénarrables.

L'humour est parfois un peu poussé au maximum, et ce roman n'est clairement pas destiné aux amateurs de polars noirs et gore, ni  à ceux qui ne supportent que le langage le plus châtié !
Mais si vous aimez les chats, et/ou la Bretagne, et/ou rire et sourire, n'hésitez pas une seconde !!

Cette aventure peut tout à fait se lire indépendamment, cependant je pense qu'il est plus agréable de commencer par le premier volume, et je n'ai  pas regretté de l'avoir relu juste avant, pour me le remettre en mémoire, surtout qu'on retrouve ici des personnages qu'on n'avait découvert que vers la fin du premier.

Une lecture qui détend et fait du bien.
Avec vraiment une mention spéciale à Hector, que je vais regretter de ne pas retrouver dans les prochains épisodes probablement !

Merci aux éditions du Palémon et à Babelio pour cette agréable lecture.

N.B. : Sur leur catalogue papier, une carte de la Bretagne indiquant le lieu précis de chacun de leurs polars, plus d'une centaine.
Si vous partez en vacances en Bretagne, c'est mieux qu'un guide touristique !!
Je ne trouve pas la carte sur leur site. (ce qui ne veut pas dire qu’elle n'y soit pas !!)

Le Chat Catia :

Extraits :

[Hector, le chien] 
- Mes hommages du matin, ma belle amie !
[...]
- Avez-vous passé une bonne nuit ? Nous nous inquiétions à votre sujet, dit mon admirateur en tirant légèrement la langue pour se rafraîchir.
[Catia]
- Je vous remercie de votre sollicitude à mon égard. Nous avons bien dormi, mais nous avons été surpris par la venue d'un renard. Ce qui nous a causé une grande frayeur.
- Arf, arf ! se permet Hector. Gontran de la Renardière est venu vous visiter ! N'ayez crainte. C'est un incorrigible curieux qui ne ferait aucun mal à une féline telle que vous. Il ne se nourrit que de campagnols et de mulots. Nonobstant le fait qu'il n'est pas bavard, je m'entends très bien avec lui et ses connaissances en entomologie sont surprenantes.
Et moi, j'en reste comme quatre ronds de flan, ou éberluée si vous préférez.


Quand on est mort, on ne sait pas qu'on est mort ! C'est pour les autres que c'est difficile. Quand on est con, c'est pareil !

mercredi 11 mai 2016

Le diadème de Béryls - Les enquêtes de Sherlock Holmes

Texte de Arthur Conan Doyle,
illustré par Christel Espié
62 pages
Editeur Sarbacane

Un album très grand format (26 X 38) avec de très belles illustrations pleine page, voire double page.
Une nouvelle de Sherlock Holmes de type classique, narrée par Watson (jamais nommé il me semble).

C'est un beau document, mais je ne comprends pas trop la cible ?
Le format, s'il permet des illustrations superbes, le rend très malaisé à manipuler.
A part lire assis à une table, ce qui n'est pas ma position favorite (sauf en mangeant !), pas moyen de trouver une position agréable, c'est lourd et encombrant.
Quant à le caser dans une bibliothèque, impossible, à part sur le rayon le plus haut, où il n'a guère sa place.

Côté texte, je trouve que c'est un bon livre pour aborder Sherlock Holmes pour les plus jeunes : pas d’histoire trop noire, rien qui ne fasse peur, une intrigue classique et des explications très claires du détective. Aucun humour, mais on en trouve rarement chez Sir Arthur.
D'ailleurs, je l'ai trouvé en bibliothèque au rayon des romans enfants, ce qui lui convient tout à fait.

Sauf que ... si j'ai du mal en tant qu'adulte à le manipuler, ce ne sera pas mieux pour les enfants.
Les illustrations sont très belles, mais pas forcément celles qui vont attirer les plus jeunes.
Donc, je ne vois pas trop l'utilité de ce type d'édition? Collectionneur peut-être ?

Même en cadeau, pour un enfant, je choisirais plutôt une édition poche.

J'ai essayé de le faire lire à ma petite-fille, qui était en train de se délecter de la BD d'Enola Holmes. Ça me paraissait le bon moment pour découvrir le grand frère dans sa version originale.
Mais je n'ai pas réussi pour le moment à la convaincre de le feuilleter au moins.
Donc pas d'avis d'enfant jusqu'à nouvel ordre !


Double page





Extrait :
Chapitre 1
- Holmes, dis-je un matin alors que je regardais la rue par la fenêtre, un fou vient par ici. Je trouve assez triste que sa famille l'autorise à sortir seul.

lundi 15 février 2016

Crime d'auteur (Jacques Asklund)

Un excellent petit polar.
J'avais lu il y a longtemps (Oh la la, déjà vingt ans !!) "Un trésor dans l'ordinateur" du même auteur, roman un peu fantastique, drôle et émouvant. Et raté totalement celui-ci.
D'un genre différent, il est aussi agréable à lire.
Un auteur qui vient un peu à contrecoeur animer un atelier d'écriture dans son ancienne école. Une classe de CM2 qui l'accueille avec plaisir, et se lance dans l'écriture d'un polar. Une fillette surprenante qui se révèle à l'occasion de cet atelier. Les idées fusent, s’écrivent, se corrigent, se développent.
Et soudain, la réalité rejoint la fiction, et les soupçons deviennent inquiétants.
Entre fantastique et mise en abyme, un petit roman plein de suspens, dans une école ordinaire.

j'ai commencé à le lire avec ma petite-fille (CM1). Ça lui plaît beaucoup, mais je m'aperçois que, le roman étant un peu ancien, certains termes sont parfois un peu difficiles pour elle. Mais ça ne l’aurait sûrement pas empêchée de le lire et le comprendre seule.

  

Extraits :

- Écrire, c'est donner de la vie grâce à la puissance des mots. Et cette puissance est telle qu'elle peut faire surgir  parfois de drôles de choses ! Y compris des coïncidences aussi troublantes que celle-ci. Mais il n'y a là rien de surnaturel ni d'anormal.


[Incipit]
Retour à l'école

L'homme s'immobilise devant les hautes grilles de couleur bronze. De l'autre côté, l'école Jean-Cavaillès n'a pas beaucoup changé : les lourds bâtiments «Troisième République» sont identiques aux images qu'il a gardées en mémoire.

Il y a deux mois, il a reçu un coup de téléphone surprenant.
- Allô ! Pierre Chesnais ? Ben dis donc, ça n'a pas été facile de remonter jusqu'à toi ! Encore heureux que ton éditeur ait accepté de me révéler le nom de la région où tu habites !
- Excusez-moi... je ne reconnais pas votre voix. Qui êtes-vous ?
- Ah oui, c'est vrai, je ne me suis pas présenté ! Mais si je dis que c'est Long John qui est à l'appareil...
- Arthur Grandjean ! Ça alors !

Pierre Chesnais et Arthur Grandjean ont fait leurs études ensemble. Grandjean est directeur de l'école Jean-Cavaillès.

- Et... qu'est-ce qui me vaut ce coup de fil ? avait fini par demander Chesnais.
- Eh bien voilà ! À la kermesse de Noël, nous avons eu la visite d'un collègue retraité qui a exercé une grande partie de son temps à Jean-Cavaillès.
- Oui ?
- Un nommé Jean Bougreux...
Chesnais se souvenait du maître. Il s'exclama :
- Il est encore vivant ? Dire qu'à l'époque il me paraissait déjà vieux !
Lautre avait continué :
- On a échangé des souvenirs. Il a dressé la liste de ses anciens élèves devenus célèbres. Quelle n'a pas été ma surprise d'entendre citer ton nom !
- Moi, célèbre ? Le père Bougreux a beaucoup exagéré. Mes romans sont loin d'être des best-sellers !
- Tut-tut... Alors comme ça, tu as été élève ici... Quel hasard, non ? Et ça m'a fait un drôle d'effet d'apprendre que tu avais bifurqué vers la littérature.
- C'est une longue histoire.
- Sans doute, mais je suis admiratif !

Meurtres à Willow Pond (Ned Crabb)

Pour moi, il y a deux catégories de livres (en oubliant ceux qui me tombent des mains !) : ceux que je lis tranquillement, et volontiers, quand j'ai un moment pour lire ; et ceux qui m'attirent comme un aimant, et que je ne peux m'empêcher de reprendre à peine posés, et même si ce n'est vraiment pas le moment. Rien à voir avec le sujet, ni l'âge auquel il est destiné. Simplement, il y a des livres qu'on ne peut pas poser avant le mot fin.

Il y avait longtemps que ça ne m'était pas arrivé avec un roman "adulte", et là j’ai vraiment lu les quatre cents pages en cinq jours. 

Ce qui m'avait au départ attiré dans le résumé, presque plus que la mention d'un roman à la Agatha Christie, c'est le lieu, un lac du Maine.
Et je n'ai pas regretté, car en effet, le site est presque un personnage à part entière du roman. Avec de belles descriptions de la nature, sans que ce ne soit jamais long ou lassant. Et même si on y parle beaucoup de pêche, pas besoin de s'y connaître pour apprécier.

Curieusement, ce roman me parait, du moins dans sa première partie, à mi-chemin entre Agatha Christie et Carl Hiaasen !! Je n'aurais jamais cru pouvoir réunir ces deux auteurs-là dans une même phrase, et pourtant ...
Comme chez Carl Hiaasen, la nature, l'eau, la végétation et la région occupent une place importante, et conditionnent les gens qui y vivent ou y passent. Mais ici, les animaux ne sont qu'une partie du décor, pas des personnages de premier plan. Et j'ai aimé découvrir le Maine, moins courant que la Floride dans les romans me semble-t-il.
Pour évoquer Agatha Christie, on a bien entendu cette réunion de personnes qui se retrouvent dans un endroit un peu à l'écart du monde, de gens plutôt importants ou qui pensent l'être, une cohabitation parfois assez difficile.
A un moment, on se dit que ce roman est en quelque sorte à l'opposé de Dix petits nègres. Tout le monde aurait bien voulu le faire, mais personne ne semble se décider !!

Et malgré ces références, il s'agit d'un roman assez unique.
Il est rare que tous les personnages d'un roman soient antipathiques et déplaisants, ce qui est plus ou moins le cas ici, si on exclut le couple de quasi enquêteurs.
Bien entendu, chacun à quelque chose à se reprocher, comme dans tout bon roman policier, mais en plus, ils sont tous odieux.
Et cependant, on a plaisir à cheminer en leur compagnie !!
Il m'est arrivé de lâcher un livre parce que tous les personnages m'insupportaient, mais ce n'est pas du tout le cas ici. Sans doute grâce à l'écriture si agréable. Et aussi grâce à l'humour, très présent tout le long.
J'ai aimé aussi cette montée de l'inquiétude, en même temps que l'arrivée de l'orage menace aussi. Contrairement à beaucoup de polars, ici on ne commence pas par un meurtre, même si le titre nous les annonce. 
On s'installe tout doucement au milieu de ces personnages, on les découvre, on apprend à les connaître. D'abord tranquillement puis peu à peu, on sent qu'il va se passer quelque chose, et la météo à l'unisson évolue en nous faisant pressentir les drames qui vont se jouer.
C'est très prenant.

J'ai parlé de première partie, parce que, curieusement, le livre, plutôt roman à énigme au début,  évolue peu à peu vers le thriller, l'action. Plus rien de feutré dans la fin de l’aventure.
Mais encore quelques coups de théâtre sur la recherche du coupable.

En arrivant, à regret, à la fin du roman, je repense à l'Incipit surprenant (un peu inquiétant aussi pour la suite de la lecture !) un paragraphe de plus de quinze lignes, avec comme seule respiration quelques virgules. Ouf, un peu essoufflée ! Je sais qu'il y a des précédents célèbres, mais je m'inquiétais que tout le roman soit du même style !! 
Mais non ; cette phrase intrigue et intéresse, et la suite est bien plus fluide, et agréable à lire.
Et après toute une aventure dans le Maine sauvage, nous retrouvons la civilisation, en contemplant Copley Square dans l'épilogue. J'aime Boston !                     (ma vue perso du quartier Copley !)

Je remercie Babelio Masse critique et les Edition Gallmeister pour cette  agréable lecture.
Et je vais suivre de près cet éditeur, que je ne connaissais pas. Et dont je vois qu'il est spécialisé dans la littérature américaine, et plus particulièrement le Nature Writing.
Dommage qu'avec le livre offert (encore merci), on n'ait pas (ou très rarement) quelques mots sur la maison d'édition, sa ligne directrice, son catalogue.



Extraits :

Prologue 
À 6 h 30, un matin de juillet particulièrement ensoleillé, dans les camps de pêche McCorkle situés au bord de Winsokkett Pond, dans le Maine, dans le troisième camp au nord en remontant le chemin est-ouest qui serpentait sur quatre cents mètres jusqu’à la grande route, à l’intérieur d’une maison où le vrombissement nerveux d’un moulin à café rivalisait avec le concerto matutinal des pinsons, fauvettes, moineaux, geais, roitelets et mésanges qui peuplaient les bois épais environnants, Alicia Godwin, professeur de littérature anglaise retraitée, preuve d’un mètre quatre-vingt-huit que l’âge mûr ne diminue pas nécessairement le charme physique, se tenait nue dans la cuisine aux proportions modestes, savourant l’arôme d’un café du Costa Rica fraîchement moulu, tout en regardant Six Godwin, professeur d’histoire retraité, également nu, sortir en souriant de la chambre et se diriger vers elle en passant devant la grande cheminée de pierre et les chaises longues.

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Ainsi commença une nouvelle journée de splendeur paisible pour les professeurs Godwin, dans la région paradisiaque des lacs du Maine rural.
Hélas, comme nous le signale la mythologie de diverses religions, les ennuis finissent toujours par éclater au paradis.


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Des colonie de petits oiseaux gazouillaient dans les arbres. Bizarrement - peut-être parce qu'il allait mourir - , Brad se rappela que, lorsqu'il était enfant, puis jeune homme, du temps où il savourait chaque jour car la vie semblait si parfaite, il était capable de faire la différence entre un pinson, une fauvette, un moineau et un loriot rien qu'en les écoutant chanter.


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"Je prends un air inexpressif et je pose des questions polies, avait-elle un jour expliqué à Benson. Même quand ils me sortent des mensonges à hurler de rire, je ne réagis pas, je continue à les regarder droit dans les yeux en hochant la tête. Bizarrement, ça met la plupart des gens très mal à l'aise."

mardi 26 janvier 2016

Dix minutes à perdre - Jean-Christophe Tixier

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Ce n'est pas un livre que je n'aime vraiment pas. Mais je ne lui trouve pas de grandes qualités.
Plutôt une succession de clichés :
Les parents ravis de partir habiter à la campagne, l'enfant désespéré de quitter la ville et ses copains, son sport.
La fille avec qui ils se regardent un peu de haut, puis tombent vite amoureux.
Une intrigue policière, pour qu'il y ait un peu de suspens.
Des gens inquiétants qui ne le sont pas vraiment
Et bien entendu les enfants vont résoudre une énigme que personne n'avait réussi à résoudre depuis dix ans.
Assez peu d'humour.
C'est assez inquiétant pour les jeunes lecteurs, et vraiment pas attirant pour les moins jeunes.
Bref, un honnête petit policier, mais sans rien qui le démarque. Et je ne vois pas du tout pour quel âge. (Je l'ai fait lire, par erreur, à une fillette de 10 ans, qui l'a trouvé très inquiétant. Mais plus grand, on ne lit plus ce genre de roman).