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mardi 18 août 2026

La soupe du coeur - Ben Davis

 
Un très beau roman, qui aborde plusieurs thèmes, avec une vraie cohérence et une bien belle histoire. Cancer, harcèlement, aide aux plus démunis, s'organiser pour faire plier le supermarché, pouvoir des réseaux. Mais aussi mère surprotectrice après la maladie d'un enfant. Trouble de stress post-traumatique.

Dit comme ça, ça fait un peu catalogue de catastrophes, et pourtant, qu'il est beau ce roman jeunesse.
Qui alterne la vie de Jordan à l'hôpital, et sa nouvelle vie quand ses parents, redoutant la pollution de la grande ville pour son organisme affaibli, déménagent loin de Londres. Ce qui contrarie sa soeur, mais oblige aussi Jordan à perdre ses amis. Catalogué celui qui vient de la capitale, il est vite en butte au harcèlement. 
D'autant plus qu'à cause du pacte avec son amie d'hôpital, il se sent obligé d'aider tout le monde, chat comme sdf. Faire une mitsva dès qu'il le peut...
Si Jordan est un brave petit bonhomme qu'on aime beaucoup, le courage et la résilience de Rio sont inoubliables. 
Je pleure facilement avec mes lectures, mais j'avoue que j'ai terminé celle-ci vraiment en larmes.
Autour de Jordan, il y a de superbes personnages, et notamment Harry et ses acolytes.
On voudrait secouer sa mère, qui ne lui laisse aucune liberté et le bride sans cesse, et pourtant, on la comprend. Avoir un enfant en rémission, trembler pour sa vie, que ferions-nous ?

jeudi 30 juillet 2026

Olivetti - Allie Millington

 
À la fois très original, et très émouvant.
Je n'y mettrais pas un coup de coeur, parce que je n'étais pas prête à lire une histoire de cancer et de récidive, mais qu'est-ce qu'il est beau ce roman !!

Deux héros qui se confient à tour de rôle, et j'ai autant aimé un que l'autre.
Ernest, le jeune garçon discret et calme, si attachant.
Et Olivetti, la machine à écrire si attachée à la famille. Qui voudrait tant aider, mais c'est difficile quand on est privé de paroles, et de mouvement. Olivetti qui connait les réactions et sentiments des humains, mais qui a parfois du mal à comprendre pourquoi ils sont comme ça.

Les machine à écrire ... Est-ce qu'on leur confiait nos secrets ? Elles étaient bien plus discrètes que nos ordinateurs, capables de divulguer tout ce qu'on leur donne.
La petite Olivetti de ma soeur... grâce à elles deux, j'ai appris à taper avec tous les doigts !
La grosse machine de mes débuts d'enseignante.
Que j'ai en effet abandonné lâchement, juste parce que les nouveaux claviers me permettaient de corriger mes erreurs. Mais je ne l'ai pas vendue, je l'ai confiée à ma petite-fille, intriguée par cette drôle de machine qui n'avait pas besoin d'être branchée. Je vais la récupérer, peut-être arriverais je à entendre ce qu'elle a à me dire ?

Oui, ce roman fait cet effet là ! Se demander ce qu'on a oublié de partager !

samedi 15 novembre 2025

Un week-end à Nantucket - Elin Hilderbrand

 
Quelle déception !
Je me faisais une joie de repartir passer quelques jours dans le Massachusetts.
Au départ, j'étais attirée par ces romans qui se passent à Nantucket, Martha's Vineyard ou Cape Cod. J'y ai découvert la plume d'Elin Hilderbrand, et j'ai énormément aimé.
Donc retour à Nantucket, pour un week-end cinq étoiles à l'initiative d'Hollis Shaw, blogueuse culinaire à succès. 
Après le décès de son mari, pour essayer de revivre un peu, elle tente cette idée vue ailleurs : inviter une amie pour chaque grande période de sa vie. 
Beau challenge de faire cohabiter des femmes très différentes qui ne connaissent pas, voire ont été rivales face à Hollie.
Comme on s'y attend, ces quelques jours vont être riches en surprises de toutes sortes. 
Hollie, consciente de la difficulté, veut que tout, absolument tout, soit parfait pour accueillir ses hôtes.
Hélas, pendant les deux tiers au moins du roman, on va avoir droit au détail de toutes les décos ultra soignées de chaque pièce, à des menus, des plats, de la nourriture raffinée énumérée et détaillée. Les vêtements aussi, ce qu'elles portent et ce qu'elles vont acheter, ou non. Brushing, épilation ...
Bref, j'ai trouvé ça insupportable et très ennuyeux.

mercredi 15 novembre 2023

Ma mère, Dieu et Litzie - Roland Perez

 
Le premier, Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan, m'avait enthousiasmée.  Cette suite a peiné à m'accrocher. 
Vie ordinaire de personnes riches, un second appartement avec vue sur la Seine, une maison à Deauville, des vacances dans le sud, des tenues de luxe, une bar Mitsva au Ritz et au Marriott. Et aussi, avortement (sans trop d'importance ?), cancer...
Que Roland Perez ait envie de s'épancher sur son amour et la disparition de sa femme, je le comprends. Que j'ai envie de le lire est autre chose.
Ce roman lui permet de faire son deuil, il est bien écrit et agréable à lire, à condition qu'on ne s'attende pas à un livre amusant.
J'ai trouvé intéressant de suivre les habitudes et rituels juifs, avec la jolie plume de l'auteur.

Mon commentaire n'est pas très positif, mais n'hésitez pas à lire ce roman pour vous faire votre opinion et me dire ce que vous en pensez. Je n'étais certainement pas dans de bonnes dispositions pour lire une histoire centrée sur la disparition de l'être aimé.
 
Extraits :

samedi 1 février 2020

Je te plumerai la tête - Claire Mazard

Oh la la ! Je m'attendais à un texte fort, connaissant le style de Claire Mazard pour traiter les sujets délicats. Mais alors là, ça dépasse largement mon attente. Scotchée. Pas moyen de lâcher ce roman avant la fin.

Difficile d'en parler, j'ai laissé décanter longtemps ce que j'ai ressenti, mais malgré tout, un résumé ne peut rendre compte de la profondeur et de l'émotion de cette lecture.
Le sujet est connu d'entrée, puisque le livre s'annonce ainsi : "Comment se sortir des griffes du pervers narcissique qui se trouve être votre propre père ? Un thriller psychologique bluffant et nécessaire."

Lilou vit seule avec son père depuis que sa mère est hospitalisée. Un père qu’elle admire et adore.
Ses amis sont habitués à ce qu’elle les abandonne souvent, pour ne pas le délaisser. Une affection qui nous parait peu à peu suspecte, d’autant qu'il la persuade de ne pas aller voir sa mère à l'hôpital, que ce sera mieux pour elles deux.
Peu à peu, on comprend la gravité de la situation.
Lilou mettra plus de temps, forcément. D’autant plus que ce père, elle n'est pas seule à l'admirer. Comme tous les malades de son espèce, il sait se faire passer pour ce qu'il n'est pas, chacun loue son mérite et son abnégation.
Et on tremble à l'idée que Lilou s'en rendra compte trop tard, ou bien, à mesure qu’elle en prend conscience, qu’elle ne va pas pouvoir s'en sortir seule, et que personne ne la croira jusqu’au drame.

mercredi 5 juin 2019

D'ici là, porte-toi bien - Carène Ponte

Encore un roman de Carène Ponte que j'ai dévoré, avec grand plaisir.
Même si croiser une fois encore dans mes lectures une vieille dame malade n'est pas vraiment ce dont j'ai besoin en ce moment !
Mais l'écriture autant que l'histoire sont si agréables et positives que j'aurais voulu ne jamais quitter ces six femmes. (Et peut-être aussi rester encore un moment à l'Avenue du Parc Resort and Spa !!)

C'est le troisième roman que je lis de cette autrice, et je suis épatée par sa facilité à changer de registre et de genre tout en ayant toujours des personnages avec lesquels on adore passer un moment, personnages vivants, fouillés et, qu'on sent vraiment exister.

Il s'agit donc ici d'un roman choral, et étonnamment, j'ai autant aimé me retrouver avec chacune d'elles, sans préférence.
Six femmes aussi différentes que possible, chacune à un tournant de sa vie, et qui vont plus ou moins se croiser dans ce complexe de vacances.
Chacune est bien campée, tous les personnages ont une vraie profondeur. Assez différents pour qu'on ne soit pas perdu à passer d'une à l'autre.
Et il y a tout au long du roman une vraie réflexion sur la vie, le couple, la maladie, l'infidélité, on vit vraiment de l’intérieur les problèmes et les dilemmes de chacune.

dimanche 26 février 2017

Ne t'inquiète pas pour moi - Alice Kuipers

Traduit de l'anglais par Valérie Le Plouhinec
Titre original : Life on the refrigerator door
Editeur : Albin Michel Jeunesse 2008 - 242 pages
Résumé Babelio

J'ai voulu lire ce roman parce que j'avais vu que des bibliothécaires le conseillaient souvent à des personnes disant ne pas aimer lire, et ça m'intriguait.

J'ai compris rapidement le pourquoi, mais pas l'intérêt !
Il s'agit de communications entre une mère et sa fille par post-it. Donc en effet, pas vraiment un roman à mon avis, mais une suite de mots, parfois liste de courses. Bien que au fil des pages, le texte gagne en intensité, j'ai vraiment été gênée par la forme.
D'autant plus que on n'a pas du tout le dialogue réel quand mère et fille arrivent enfin  à se parler "en vrai", on continue à n’avoir que les post-it.
On rate donc toute une partie de la communication.

Je n'ai pas vu du tout l'intérêt d'arriver à faire lire des non-lecteurs par ce biais, puisqu'en fait, il ne s'agit que du genre de texte qu'ils lisent habituellement : petits mots style texto, même si ici l'orthographe et le vocabulaire sont corrects.

mercredi 23 novembre 2016

Mon Vaisseau Te Mènera Jeudi Sur Un Nuage - Marcus Malte

Edition Syros 2011
Collection Tempo 114 pages

  
J'avais lu il y a une dizaine d'années, et bien apprécié un roman junior de cet auteur "Il va venir", je savais que c'était un auteur assez marquant, et suite à son prix Femina, n'ayant pas l'intention de lire le roman primé, j'ai profité pour emprunter ce roman enfant que je ne connaissais pas.