Editions du Rouergue 2013
Collection Boomerang 2 x 23 pages
Illustration : Anne-Lise Boutin
La collection Boomerang propose des petits romans doubles, recto verso.
Deux textes en parallèle, ou en symétrique. Parfois sur le même sujet, parfois deux versions de la même histoire vues par deux personnes, ou bien des textes garçon/fille.
Selon les thèmes, deux auteurs différents, ou comme ici, un seul auteur.
Un texte très court, sans illustration si ce n'est à la fin, la double page qui sépare les deux histoires, le portrait en noir et gris de chaque fillette.
Comme le titre le laisse entendre, on entre dans l'univers de deux soeurs, chacune regrettant sa place et enviant l’autre.
Un thème classique mais une bonne idée pour cette collection, mettre en parallèle les désirs et les frustrations des deux soeurs.
Des choses intéressantes, mais la forme m'a déçue.
Il s'agit d'un bout à l'autre d'une succession de courtes phrases, généralement d'une ligne, parfois deux au maximum.
Chacune se termine par un point d'exclamation côté petite soeur. Un simple point pour la grande.
C'est assez criant de vérité, une liste de récrimination comme tout enfant d'une fratrie a pu en faire un jour ou l’autre.
Mais une liste ne fait pas un roman !
Je n'ai pas trouvé un grand intérêt à lire cela.
J’aurais bien aimé voir l'avis de mes petites-filles, mais pour le moment, je n'ai pas réussi à les persuader de le lire !
PS : finalement, celle d e 8 ans, l'a lu, à ma demande, et m'a dit "C'est bien" ...
Ma note : 2,5 / 5
Extraits :
(Début)
Je la déteste quand elle danse.
Je la déteste quand elle mange.
Je la déteste quand elle dort.
Je la déteste quand elle parle.
Encore pire quand elle chante.
Je la déteste au point de la taper si elle chante.
(Début)
Elle se croit belle mais elle est moche !
Elle fait trop sa belle !
Tout le temps ça m'énerve !
Elle croit qu'elle sait tout parce qu'elle est grande !
Mais elle fait jamais rien !
vendredi 29 juillet 2016
jeudi 28 juillet 2016
La grève des enfants - Julien Artigue
Oskar éditeur 2015 - 42 pages
Une courte histoire très drôle, en même temps qu'une petite explication sur la grève, pourquoi, à quoi ça sert.
Bastien et ses copains n'aiment pas, mais alors vraiment pas l'école ; du moins les temps entre deux récréations.
Quand leur maîtresse les avise qu'elle sera absente pour cause de grève, bien entendu, tout ce qu'ils entendent, c'est l'absence, et ils sont ravis.
Dommage que ça passe vraiment trop vite (du moins de leur point de vue, car les avis des quelques adultes qui ont pu les garder tous pendant les grèves précédentes sont assez différents)
J'ai aimé d’ailleurs ce récit des jours de grève précédents, tout en humour, sans insister, mais où l'on devine fort bien la lassitude des adultes.
Et donc si la maîtresse a eu le droit de s'absenter pour cause de grève, pourquoi les élèves n'en feraient-ils pas autant à son retour ?
Très intelligemment, la maîtresse va fort bien jouer le jeu :
Vous voulez faire grève, pas de problème, mais quelles sont vos revendications ?
Ah, ne pas aller en cours ne suffit pas ?
Les élèves ne peinent pas pour trouver des tas de choses à corriger.
Et la maîtresse de leur promettre que tout va s'arranger selon leurs souhaits : ne pas travailler de toute la journée, manger tout ce qu'ils préfèrent, faire du sport tout l'après-midi....
Est-ce finalement si bien que ça ?
Un humour léger, une belle démonstration. Facile à lire et vraiment drôle.
Un auteur à suivre...
Extraits :
Après tout, pourquoi la maîtresse serait-elle la seule à disposer de ce privilège, hein ? Il n'y a pas de raison : tous les hommes naissent libres et égaux en droits, c'est même Mme Lafrape qui nous a enseigné ça en cours d'Histoire. Donc les enfants sont comme les maîtresses, ils ont le droit de faire grève ! Pourquoi on n'y avait pas pensé plus tôt ? C'était si simple ! Après tout, Bastien est peut-être un génie incompris ...
Elle [la maîtresse] a aussitôt enchaîné :
- J'ai trouvé cette journée très intéressante moi ! Pour vous faire plaisir, on remet ça dès demain !
Et là, figurez-vous qu'on a tous trouvé assez de forces pour cirer :
- Non, non, c'est bon ! Surtout pas ! On veut retrouver des journées normales !
Bastien a même surenchéri, clamant qu'il voulait qu'on lui serve de la soupe à la cantine !
Une courte histoire très drôle, en même temps qu'une petite explication sur la grève, pourquoi, à quoi ça sert.
Bastien et ses copains n'aiment pas, mais alors vraiment pas l'école ; du moins les temps entre deux récréations.
Quand leur maîtresse les avise qu'elle sera absente pour cause de grève, bien entendu, tout ce qu'ils entendent, c'est l'absence, et ils sont ravis.
Dommage que ça passe vraiment trop vite (du moins de leur point de vue, car les avis des quelques adultes qui ont pu les garder tous pendant les grèves précédentes sont assez différents)
J'ai aimé d’ailleurs ce récit des jours de grève précédents, tout en humour, sans insister, mais où l'on devine fort bien la lassitude des adultes.
Et donc si la maîtresse a eu le droit de s'absenter pour cause de grève, pourquoi les élèves n'en feraient-ils pas autant à son retour ?
Très intelligemment, la maîtresse va fort bien jouer le jeu :
Vous voulez faire grève, pas de problème, mais quelles sont vos revendications ?
Ah, ne pas aller en cours ne suffit pas ?
Les élèves ne peinent pas pour trouver des tas de choses à corriger.
Et la maîtresse de leur promettre que tout va s'arranger selon leurs souhaits : ne pas travailler de toute la journée, manger tout ce qu'ils préfèrent, faire du sport tout l'après-midi....
Est-ce finalement si bien que ça ?
Un humour léger, une belle démonstration. Facile à lire et vraiment drôle.
Un auteur à suivre...
Extraits :
Après tout, pourquoi la maîtresse serait-elle la seule à disposer de ce privilège, hein ? Il n'y a pas de raison : tous les hommes naissent libres et égaux en droits, c'est même Mme Lafrape qui nous a enseigné ça en cours d'Histoire. Donc les enfants sont comme les maîtresses, ils ont le droit de faire grève ! Pourquoi on n'y avait pas pensé plus tôt ? C'était si simple ! Après tout, Bastien est peut-être un génie incompris ...
Elle [la maîtresse] a aussitôt enchaîné :
- J'ai trouvé cette journée très intéressante moi ! Pour vous faire plaisir, on remet ça dès demain !
Et là, figurez-vous qu'on a tous trouvé assez de forces pour cirer :
- Non, non, c'est bon ! Surtout pas ! On veut retrouver des journées normales !
Bastien a même surenchéri, clamant qu'il voulait qu'on lui serve de la soupe à la cantine !
mercredi 27 juillet 2016
La ville orpheline - Victoria Hislop
Traduit de l'anglais par Alice Delarbre
Editions La Loupe Collection 17 (Grands caractères)
Volume 1
J'aime beaucoup l'écriture de Victoria Hislop.
Sa façon de mêler une vraie histoire romanesque, avec des personnages forts et attachants, et l'Histoire, sans que ce soit rébarbatif ou qu'on ait envie de zapper les passages plus historiques me séduit à chaque lecture.
J'ai un peu moins été passionnée cependant par ce début de la Ville orpheline que par L'Île des oubliés, sans que je sache si ça vient de l'histoire, ou du moment où je l'ai lu. On n'est pas toujours dans le même état d'esprit quand on lit.
J'ai bien aimé pourtant que presque tout ce volume se passe dans un hôtel haut de gamme, un sujet qui me plaît, je ne sais trop pourquoi. Suivre les préparatifs puis l'ouverture de ce palace dépayse presque autant que la vie à Chypre.
En outre, côté historique, il s'agit d’événements dont j'entendais parler régulièrement aux infos à cette époque, sans que j'en comprenne réellement les tenants et les aboutissants. Les noms m'évoquent des souvenirs, et je comprends mieux la question.
Victoria Hislop reprend ici le sujet de la cohabitation entre deux peuples, comme dans Le Fil des souvenirs. Cohabitation simple et agréable au départ, avant que la politique et les extrémistes ne s'en mêlent.
On entre moins cependant dans la vie de ces gens, Grecs vs Turcs, habitués à vivre en bonne intelligence ou au moins à s'ignorer, que dans le précédent.
Ici, outre le bel hôtel, et la vie de ceux qui y participent, la réflexion est surtout que dans tout conflit, toutes les communautés sont perdantes. De chaque côté, des morts, des malheurs, des familles brisées.
Roman après roman, Victoria Hislop nous fait pénétrer de l'intérieur dans l'histoire de ces peuples qu'elle connaît si bien, Grecs, Turcs, de la Crête à Chypre.
Ma note pour ce volume 1 : 3/5
Extraits :
Famagouste, 15 août 1972
Famagouste était d'or. La plage, les corps des vacanciers et les existences de ceux qui s'y étaient établis, tout était doré par la chaleur et la bonne fortune.
L'union du sable fin, pâle, et de la mer turquoise créait la plus parfaite des baies du Bassin méditerranéen, et l'on venait du monde entier jouir de ses températures douces, goûter le plaisir voluptueux des eaux calmes qui venaient gentiment vous caresser.
On y avait un avant-goût du paradis.
(Pour babelio :)
Lorsque Irini parlait de Makarios, elle pensait avec affection à un prêtre barbu. Son épouse aurait vénéré n'importe quel homme en tenue liturgique. Vasilis, lui, voyait un politicien aux yeux perçants et avait la conviction qu'il était constitué de deux versants très distincts.
…le contact d’une orange à la peau rugueuse dans sa paume, le poids d’un filet d’olives, le spectacle inattendu d’un tapis de pousses saillies de sa terre noire et fertile justifiaient tous ses efforts. À ses yeux, de telles joies transcendaient les autres et aidaient à anesthésier la douleur.
Chypre était un sujet de grande nostalgie pour eux tous. Les souvenirs de leurs existences merveilleuses restaient vivaces. L’air, le parfum des fleurs, l’arôme des oranges. Aucune de ces choses ne pourrait plus jamais être aussi douce.
Volume 2
Le 2e volume est moins "léger" que le 1er, qui malgré l'inquiétude qu'on sentait planer nous contait encore une ville insouciante et paradisiaque.
Curieusement ce deuxième volume est vraiment plus émouvant que le premier, et même s'il est bien plus triste, j'y suis mieux "entrée".
Je dis curieusement car en principe, il s'agit d'un roman en un seul tome, divisé en deux volumes pour les besoins de l'édition en grands caractères.
Il est donc un peu surprenant qu'il y ait (à mes yeux) tant de différence d'un à l'autre.
Même si on s'y attendait depuis le début, ça bascule soudain complètement.
Ici, comme dans d'autres titres de l’auteur, on voit de près l'amitié entre des familles de confessions différents, et le déchirement de se quitter. Sauf que là, ce n'est pas une amitié de longue date, mais une méfiance réciproque qui cède peu à peu le pas, à mesure qu'on se connait mieux.
Finalement, alors que je n'avais pas un grand enthousiasme au début, je n'ai plus pu le lâcher.
Dommage, une fois de plus, que la 4e de couv, du volume 1 ici, dévoile ce qui va se passer près de 400 pages plus loin, dans le 2e.
Ma note pour ce volume 2 : 4 / 5
Extrait :
- Pourquoi fuirions-nous devant notre propre peuple ? souligna Halit.
- Ce n'est pas notre peuple, papa ! Ils sont turcs.
- Ne sont-ils pas venus garantir notre sécurité ? rétorqua Halit.
[.....]
- C'est le chaos dehors. Comment sauront-ils qui est qui ?
Editions La Loupe Collection 17 (Grands caractères)
Volume 1
J'aime beaucoup l'écriture de Victoria Hislop.
Sa façon de mêler une vraie histoire romanesque, avec des personnages forts et attachants, et l'Histoire, sans que ce soit rébarbatif ou qu'on ait envie de zapper les passages plus historiques me séduit à chaque lecture.
J'ai un peu moins été passionnée cependant par ce début de la Ville orpheline que par L'Île des oubliés, sans que je sache si ça vient de l'histoire, ou du moment où je l'ai lu. On n'est pas toujours dans le même état d'esprit quand on lit.
J'ai bien aimé pourtant que presque tout ce volume se passe dans un hôtel haut de gamme, un sujet qui me plaît, je ne sais trop pourquoi. Suivre les préparatifs puis l'ouverture de ce palace dépayse presque autant que la vie à Chypre.
En outre, côté historique, il s'agit d’événements dont j'entendais parler régulièrement aux infos à cette époque, sans que j'en comprenne réellement les tenants et les aboutissants. Les noms m'évoquent des souvenirs, et je comprends mieux la question.
Victoria Hislop reprend ici le sujet de la cohabitation entre deux peuples, comme dans Le Fil des souvenirs. Cohabitation simple et agréable au départ, avant que la politique et les extrémistes ne s'en mêlent.
On entre moins cependant dans la vie de ces gens, Grecs vs Turcs, habitués à vivre en bonne intelligence ou au moins à s'ignorer, que dans le précédent.
Ici, outre le bel hôtel, et la vie de ceux qui y participent, la réflexion est surtout que dans tout conflit, toutes les communautés sont perdantes. De chaque côté, des morts, des malheurs, des familles brisées.
Roman après roman, Victoria Hislop nous fait pénétrer de l'intérieur dans l'histoire de ces peuples qu'elle connaît si bien, Grecs, Turcs, de la Crête à Chypre.
Ma note pour ce volume 1 : 3/5
Extraits :
Famagouste, 15 août 1972
Famagouste était d'or. La plage, les corps des vacanciers et les existences de ceux qui s'y étaient établis, tout était doré par la chaleur et la bonne fortune.
L'union du sable fin, pâle, et de la mer turquoise créait la plus parfaite des baies du Bassin méditerranéen, et l'on venait du monde entier jouir de ses températures douces, goûter le plaisir voluptueux des eaux calmes qui venaient gentiment vous caresser.
On y avait un avant-goût du paradis.
(Pour babelio :)
Lorsque Irini parlait de Makarios, elle pensait avec affection à un prêtre barbu. Son épouse aurait vénéré n'importe quel homme en tenue liturgique. Vasilis, lui, voyait un politicien aux yeux perçants et avait la conviction qu'il était constitué de deux versants très distincts.
…le contact d’une orange à la peau rugueuse dans sa paume, le poids d’un filet d’olives, le spectacle inattendu d’un tapis de pousses saillies de sa terre noire et fertile justifiaient tous ses efforts. À ses yeux, de telles joies transcendaient les autres et aidaient à anesthésier la douleur.
Chypre était un sujet de grande nostalgie pour eux tous. Les souvenirs de leurs existences merveilleuses restaient vivaces. L’air, le parfum des fleurs, l’arôme des oranges. Aucune de ces choses ne pourrait plus jamais être aussi douce.
Volume 2
Le 2e volume est moins "léger" que le 1er, qui malgré l'inquiétude qu'on sentait planer nous contait encore une ville insouciante et paradisiaque.
Curieusement ce deuxième volume est vraiment plus émouvant que le premier, et même s'il est bien plus triste, j'y suis mieux "entrée".
Je dis curieusement car en principe, il s'agit d'un roman en un seul tome, divisé en deux volumes pour les besoins de l'édition en grands caractères.
Il est donc un peu surprenant qu'il y ait (à mes yeux) tant de différence d'un à l'autre.
Même si on s'y attendait depuis le début, ça bascule soudain complètement.
Ici, comme dans d'autres titres de l’auteur, on voit de près l'amitié entre des familles de confessions différents, et le déchirement de se quitter. Sauf que là, ce n'est pas une amitié de longue date, mais une méfiance réciproque qui cède peu à peu le pas, à mesure qu'on se connait mieux.
Finalement, alors que je n'avais pas un grand enthousiasme au début, je n'ai plus pu le lâcher.
Dommage, une fois de plus, que la 4e de couv, du volume 1 ici, dévoile ce qui va se passer près de 400 pages plus loin, dans le 2e.
Ma note pour ce volume 2 : 4 / 5
Extrait :
- Pourquoi fuirions-nous devant notre propre peuple ? souligna Halit.
- Ce n'est pas notre peuple, papa ! Ils sont turcs.
- Ne sont-ils pas venus garantir notre sécurité ? rétorqua Halit.
[.....]
- C'est le chaos dehors. Comment sauront-ils qui est qui ?
mardi 26 juillet 2016
Vachement moi ! - Emmanuel Bourdier
Illustré par Robin
Éditeur : Nathan 2010 - 73 pages
Emprunté au hasard à la bibliothèque, une très chouette "première lecture". Enfin, très vache, mais vraiment drôle et bien menée (au pré ?)
Paul vit dans un monde à peine futur, très proche de nous.
Juste une petite évolution qui facilite la vie de tous (?) : un code-barres dans la main, et hop, à l’entrée de l’école, on scanne chaque enfant comme les livres au prêt.
Plus d’appel, de fiches qui se perdent, d'erreurs sur les listes de cantine, on sait ainsi qui est là. On sait aussi tout sur chacun, ce qui ne semble déranger personne.
Ce code est bien plaisant, on peut choisir sa couleur, et de plus, la fin de chacun fait un joli surnom en langage SMS : 13-NRV pour Paul, T1ZEN, ou plus dur à porter 1Q9, et pour sa copine de coeur A1-2C4.
Oui mais voilà, dans le meilleur des mondes, parfois la technique s'enraye.
Pas à cause d'une peau de banane, ni même de crottes de chien. Non, Paul glisse sur un flan aux abricots.
Rien de grave, un peu (beaucoup) de honte, et les mains légèrement abîmées.
Et c'est là que tout dérape.
Scan de sa main à l'entrée de l'école :
" - Vous ne pouvez pas entrer dans l'établissement.
- Pourquoi ?
- Parce que les animaux sont interdits dans les locaux.
[très longue discussion avec le concierge "Un hippopotame avec un cerveau de ver de terre."]
- L'ordinateur est formel, vous êtes une vache."
Et à partir de là, tout s'embrouille.
Directeur et concierge ne font confiance qu'à l'ordinateur, alors qu'ils ont Paul en face d'eux. Paul qui sait bien qu'il n'est pas une vache, qui cherche à leur démontrer de façon parfois même dangereuse.
Les parents semblent parfois douter un peu aussi. Et même le lecteur, car certaines réactions sont équivoques.
Bref, on rit beaucoup, avec en même temps une jolie réflexion sur l'usage de la technologie sans esprit critique.
Et, ce qui n'est jamais évident sur un livre si court, une chute excellente.
Un joli coup de coeur, pour les lecteurs débutants et même les autres.
PS : Je viens de le lire à haute voix, et ça a bien intéressé mes trois petits-enfants présents (4, 8 et 10 ans !) et les a beaucoup amusés.
Ma note : 5/5
Extrait :
- Cela fait quinze ans que je dirige cette école et c'est bien la première fois qu’une vache tente de s'y introduire.
- Si je peux me permettre, monsieur, je ne suis pas une vache ...
[...]
attachez-la à un arbre dans l a cour pendant que je téléphone au ministère pour avoir des instructions.
[...]
Je demeurai là, assis au pied de l'arbre, ruminant que je n'étais pas une vache mais qu'ils me rendaient chèvre.
[...]
Je pris un chewing-gum dans ma poche pour le mâcher lentement, en repensant à la jolie locomotive.
Éditeur : Nathan 2010 - 73 pages
Emprunté au hasard à la bibliothèque, une très chouette "première lecture". Enfin, très vache, mais vraiment drôle et bien menée (au pré ?)
Paul vit dans un monde à peine futur, très proche de nous.
Juste une petite évolution qui facilite la vie de tous (?) : un code-barres dans la main, et hop, à l’entrée de l’école, on scanne chaque enfant comme les livres au prêt.
Plus d’appel, de fiches qui se perdent, d'erreurs sur les listes de cantine, on sait ainsi qui est là. On sait aussi tout sur chacun, ce qui ne semble déranger personne.
Ce code est bien plaisant, on peut choisir sa couleur, et de plus, la fin de chacun fait un joli surnom en langage SMS : 13-NRV pour Paul, T1ZEN, ou plus dur à porter 1Q9, et pour sa copine de coeur A1-2C4.
Oui mais voilà, dans le meilleur des mondes, parfois la technique s'enraye.
Pas à cause d'une peau de banane, ni même de crottes de chien. Non, Paul glisse sur un flan aux abricots.
Rien de grave, un peu (beaucoup) de honte, et les mains légèrement abîmées.
Et c'est là que tout dérape.
Scan de sa main à l'entrée de l'école :
" - Vous ne pouvez pas entrer dans l'établissement.
- Pourquoi ?
- Parce que les animaux sont interdits dans les locaux.
[très longue discussion avec le concierge "Un hippopotame avec un cerveau de ver de terre."]
- L'ordinateur est formel, vous êtes une vache."
Et à partir de là, tout s'embrouille.
Directeur et concierge ne font confiance qu'à l'ordinateur, alors qu'ils ont Paul en face d'eux. Paul qui sait bien qu'il n'est pas une vache, qui cherche à leur démontrer de façon parfois même dangereuse.
Les parents semblent parfois douter un peu aussi. Et même le lecteur, car certaines réactions sont équivoques.
Bref, on rit beaucoup, avec en même temps une jolie réflexion sur l'usage de la technologie sans esprit critique.
Et, ce qui n'est jamais évident sur un livre si court, une chute excellente.
Un joli coup de coeur, pour les lecteurs débutants et même les autres.
PS : Je viens de le lire à haute voix, et ça a bien intéressé mes trois petits-enfants présents (4, 8 et 10 ans !) et les a beaucoup amusés.
Ma note : 5/5
Extrait :
- Cela fait quinze ans que je dirige cette école et c'est bien la première fois qu’une vache tente de s'y introduire.
- Si je peux me permettre, monsieur, je ne suis pas une vache ...
[...]
attachez-la à un arbre dans l a cour pendant que je téléphone au ministère pour avoir des instructions.
[...]
Je demeurai là, assis au pied de l'arbre, ruminant que je n'étais pas une vache mais qu'ils me rendaient chèvre.
[...]
Je pris un chewing-gum dans ma poche pour le mâcher lentement, en repensant à la jolie locomotive.
lundi 25 juillet 2016
La bonne humeur de Loup gris - Gilles Bizouerne & Ronan Badel
Histoire racontée par Gilles Bizouerne, libre adaptation à partir de plusieurs versions du conte populaire "Le loup perd sa proie"
Illustrateur : Ronan Badel
Éditeur : Didier jeunesse 2013
Format : 25 x 25 np.
Ce loup est dessiné bizarrement, mais que cette histoire est drôle !
Un loup très vantard mais pas très futé, qui prévient ses futures victimes.
Lesquelles trouvent toutes une astuce fort différente pour s'en sortir.
Un conte en randonnée, mais sans aucune monotonie, le loup se répète, mais ses interlocuteurs rivalisent d'idées.
De plus, avec les plus grands, on s'amuse à essayer de deviner, avant de tourner la page, que va-t-il arriver au loup cette fois.
Une bonne morale sous entendue (il vaut mieux agir que parler si on veut arriver à ses fins).
Un changement de couleur d'écriture lorsqu'il s'agit d'un dialogue.
Des parties de textes écrites en plus gros.
Et enfin, la dernière partie, les paroles du loup sans dents, est très drôle à lire à haute voix.
Je pioche rarement dans les contes quand je vais à la bibliothèque, et là, c'est un joli coup de coeur.
Extraits :
"Holà ! C'est moi, le LOUOUUUUP, je suis le plus beau, le plus costaud !
Petit mouton, ta vie est finie. Crois-moi, je vais t'attraper.
HA, HA, HA !"
"Ooooh! Fe mahin, fe me fuis réheillé de oooonne humeur. Et me voifi aèc le ront BOFFELÉ, le venre ouours AFFAHÉ, une batte BLEFFÉE, la heue à moihié OUBÉE, la mâhoire FRACAFFÉE et les dents BRIFÉES ! "
Illustrateur : Ronan Badel
Éditeur : Didier jeunesse 2013
Format : 25 x 25 np.
Ce loup est dessiné bizarrement, mais que cette histoire est drôle !
Un loup très vantard mais pas très futé, qui prévient ses futures victimes.
Lesquelles trouvent toutes une astuce fort différente pour s'en sortir.
Un conte en randonnée, mais sans aucune monotonie, le loup se répète, mais ses interlocuteurs rivalisent d'idées.
De plus, avec les plus grands, on s'amuse à essayer de deviner, avant de tourner la page, que va-t-il arriver au loup cette fois.
Une bonne morale sous entendue (il vaut mieux agir que parler si on veut arriver à ses fins).
Un changement de couleur d'écriture lorsqu'il s'agit d'un dialogue.
Des parties de textes écrites en plus gros.
Et enfin, la dernière partie, les paroles du loup sans dents, est très drôle à lire à haute voix.
Je pioche rarement dans les contes quand je vais à la bibliothèque, et là, c'est un joli coup de coeur.
Extraits :
"Holà ! C'est moi, le LOUOUUUUP, je suis le plus beau, le plus costaud !
Petit mouton, ta vie est finie. Crois-moi, je vais t'attraper.
HA, HA, HA !"
"Ooooh! Fe mahin, fe me fuis réheillé de oooonne humeur. Et me voifi aèc le ront BOFFELÉ, le venre ouours AFFAHÉ, une batte BLEFFÉE, la heue à moihié OUBÉE, la mâhoire FRACAFFÉE et les dents BRIFÉES ! "
dimanche 24 juillet 2016
La princesse héritière - T. Trilby
Illustrations : Manon Iessel
Éditeur : Flammarion. Collection : Pour les jeunes. 09/1959
154 pages. 3,50 NF + T.L. (Prix en nouveaux francs, plus taxe locale probablement !)
Couverture cartonnée blanche avec illustration couleurs (couv' ill' coul' selon le jargon bibliothécaire !)
4e de couverture illustrée couleurs sans aucun texte.
[Attention, spoil vers ma 17e ligne !!!]
J'ai eu l'occasion de récupérer récemment quelques livres un peu "âgés" (je n'ose écrire anciens, qui leur donnerait une importance qu'ils n'ont sans doute pas) dont une demi-douzaine de Trilby, tous illustrés par Manon Iessel.
Celui-ci, un peu plus récent, est le seul à n'avoir pas la couverture toilée bleue-gris pâle de la collection.
Je connaissais déjà cet auteur, pour avoir lu "Dadou, gosse de Paris" qui avait été offert à mon mari enfant. (Tous ceux-ci l'ont été à sa soeur, apparemment on aimait beaucoup cet auteur dans la famille !)
J'avais bien aimé pour ce que je m'en souviens. On connait mon goût pour les romans jeunesse anciens en général.
J'ai commencé par celui-ci parce qu'il était sur le dessus de la pile (!) mais aussi parce que je me demandais si je pourrais le proposer à mes petites-filles, et qu'une histoire de princesse m'a paru un bon début !
C'est assez surprenant, lu de nos jours : difficile de dire pour quel âge ça conviendrait.
(Ceux qui sont "dédicacés" ont été offerts à 12 ans, mais pas de date pour celui-ci)
Il s'agit de façon évidente d'un roman enfant, et non junior.
Cependant, les considérations sur la gestion d'un royaume, les charges incombant au roi et à la princesse, les problèmes économiques, risquent de ne pas passionner les enfants.
Il y a aussi un passage (attention, spoil !) où le "méchant" tente de jeter une bombe. Sa jeune épouse de 18 ans la retient pour sauver la princesse, et en meurt dans ses bras.
Ces temps-ci, ça résonne particulièrement pour nous.
Je présume que c'était lu plutôt par des adolescents, lesquels ne liraient probablement pas ce genre de littérature à présent.
Un texte très chrétien. Pas juste effleuré ; à chaque dilemme qui se pose à elle, notre jeune princesse s'en va prier dans la chapelle, et, en l'absence de ses parents, compte sur son Dieu pour l'aider dans ses décisions. Et ça fonctionne (on l'envie !)
Si on accepte ce côté, très daté forcément, il y a une très belle réflexion sur l'usage du pouvoir. Notamment dans l'opposition entre la façon de voir de la princesse, tout pour son peuple, et celui qui veut prendre sa place, uniquement pour ses avantages personnels.
Les contraintes de la vie des régnants. Le problème de son père, trop faible pour avoir résisté aux ministres pourris.
C'est très noir/blanc, les "gentils" le sont vraiment , y compris celui qui a fomenté le coup d'Etat. Les "méchants" n'ont aucune humanité.
Mais tout en étant léger (aucun détail trop dur bien entendu) on est vraiment loin de l'image de la princesse qui fait ce qu’elle veut et passe son temps à parader. Ici, ce sont les obligations de toutes sortes qui sont mises en avant.
Je ne pense pas que j'arriverais à le faire lire à mes petites, mais j'ai apprécié cette lecture.
Petit dossier sur l'auteur : http://nouvellesuzette.canalblog.com/archives/2011/01/03/19969250.html
Extraits :
p. 122
Je ferais venir beaucoup de choses de France, et vous savez toutes qu'à Paris c'est une capitale où le goût règne.
La reine se rend compte qu'elle a été comprise et qu'elle peut tout attendre, tout demander à cette jeunesse qui a la gentillesse de l'aimer.
samedi 23 juillet 2016
Camping California - Arnaud Devillard
Éditeur : Le mot et le reste. 2014.
269 pages. Cote Dewey 917.3
Un livre assez surprenant à mon avis.
(J'ai ajouté quelques photos personnelles, ouvrir l'article pour les voir)
269 pages. Cote Dewey 917.3
Un livre assez surprenant à mon avis.
(J'ai ajouté quelques photos personnelles, ouvrir l'article pour les voir)
Le Chaméléon ; Billy the cat tome 11
Auteurs : Péral et JanssensPersonnages créés par Colman et Desberg.
Dupuis 2007
Longtemps que je n'avais pas eu l'occasion de lire une aventure de Billy The Cat, le petit garçon transformé accidentellement en chat.
J'aime bien les chats, surtout quand comme ici, il s'agit d'une longue histoire, pas de petites planches successives.
Une histoire un peu policière, un peu aventure. Création par un laboratoire d'un "prototype" d'animal conçu pour plaire au plus grand nombre, mais qui sème aussi un peu la pagaille.
Rien exceptionnel, mais c'est mignon, agréable à lire,avec un peu d'humour et de suspens.
Extrait :
[Dialogue entre chats]
- Tu n'as donc pas d'odorat ? ...
- Un peu ...
Mais moi, je suis un garçon ! ...
Enfin ...
...J'étais un garçon ! Jusqu'à cet accident stupide !
Et je me suis retrouvé dans la peau d'un chat !
Mais à l'intérieur, je suis un garçon ! Avec les mêmes goûts, le même odorat ...
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vendredi 22 juillet 2016
Le blues du troglodyte - Kenneth Cook
Editions Autrement Littérature 2015 ; 294 pages
Traduit de l'anglais (Australie) par Mireille Vignol
Sinistre !
Pourquoi les livres pour adultes censés être drôles doivent-ils ne parler que de boissons alcoolisées, intercalées d'un peu de fesses ?
Nous voici donc dans une petite ville d'Australie, au milieu de nulle part dans un désert torride. Rien à part des mines d'opale et quatre bars. Ah si, la station de radio de Simon Crown.
Station où il ne semble pas passer grand chose à part des publicités.
Sa femme l'a quitté, il n'a rien à faire dans ce trou perdu, sa mine d'opale ne donne rien, il n'a plus un sou.
Toujours entre deux whiskys ou bières, ou plutôt en train d'en boire. Il passe ses journées, en plus de boire, à se poser des questions. Questions existentielles, ou bien il disserte à longueur de pages sur le fait qu'il ne va pas boire aujourd’hui plus de quatre whisky, puis tant de bières etc ... Le tout entrecoupé de quelques propos plus ou moins lubriques.
Et c'est tout, ou presque.
Si on creuse un peu (sans mauvais jeu de mots) on peut dire en plus que c'est plutôt noir : un endroit sans aucun avenir, sans aucun espoir, il n'y a rien à faire, les gens se traînent, les mineurs perdent leur santé pour quelques sous, les aborigènes, n'en parlons pas.
Je cherche encore où j'aurais dû rire.
Quand pendant 5 ou 6 pages, Simon ne cogite que sur la quantité d'alcool qu'il a bu, qu'il boit, qu'il va boire ?
Avec le pauvre curé sans ouailles, encore plus paumé que les autres, et qui nous assène des discours pseudo philosophiques ?
Avec le candidat aux élections, au discours libidineux et dont le seul espoir est qu'il est soutenu par l'homme riche du coin ?
A la scène pornographique de la fin, parce qu'il en fallait bien une ?
J'ai voulu découvrir cet auteur parce que j'avais lu (mais où donc ?) que c'était drôle et léger.
Je sais que nous ne rions pas tous au même humour, c'est la chose la plus difficile à partager. Mais là , j'ai vraiment du mal à penser que ça peut amuser qui que ce soit, cette énumération de boissons du matin au soir (et l'inverse !)
Le seul côté positif de ma lecture, c'est de découvrir la vie dans un coin d’Australie qu'on peine à imaginer.
Ma note : 1,5 / 5 (je ne mets pas 1 seulemetn, car j'ai temriné le livre, avec hésitaiton il est vrai.
PS : après avoir écrit ma critique, je regarde celles des autres. apparemment, oui, ça fait rire et c'est apprécié. On parle même d'auteur culte sur la 4e de couv'. Je ne dois pas être normale !!
Bien, je retourne à mes romans jeunesse !!
Extraits :
Pour tout dire, j'aime bien ce pauvre couillon détraqué, car j'aime bien les pauvres couillons détraqués.
Tony aime donner l'impression qu'il est un obsédé sexuel enragé, réfrénant ses pulsions grâce aux limites imposées par sa philosophie, contrairement au reste d'entre nous qui réfrénons nos pulsions grâce aux limites imposées par nos capacités.
Je regagne donc ma station de radio - notre station de radio - déconcerté ; je me sens mieux grâce à la bière tout en sachant que lorsqu'elle cessera de faire effet, je me sentirai pire - ou sinon pire, en proie au besoin d'en boire davantage. Mais après tout, pourquoi n'en boirais-je pas plus ? Pourquoi ne passerais-je pas ma vie bourré comme un coing ? C'est un concept plutôt logique, quand on y réfléchit. S'il y a une créature au monde qui a besoin d'aide extérieure pour traverser la vie, c'est bien l'homme... cette frêle créature.
Traduit de l'anglais (Australie) par Mireille Vignol
Sinistre !
Pourquoi les livres pour adultes censés être drôles doivent-ils ne parler que de boissons alcoolisées, intercalées d'un peu de fesses ?
Nous voici donc dans une petite ville d'Australie, au milieu de nulle part dans un désert torride. Rien à part des mines d'opale et quatre bars. Ah si, la station de radio de Simon Crown.
Station où il ne semble pas passer grand chose à part des publicités.
Sa femme l'a quitté, il n'a rien à faire dans ce trou perdu, sa mine d'opale ne donne rien, il n'a plus un sou.
Toujours entre deux whiskys ou bières, ou plutôt en train d'en boire. Il passe ses journées, en plus de boire, à se poser des questions. Questions existentielles, ou bien il disserte à longueur de pages sur le fait qu'il ne va pas boire aujourd’hui plus de quatre whisky, puis tant de bières etc ... Le tout entrecoupé de quelques propos plus ou moins lubriques.
Et c'est tout, ou presque.
Si on creuse un peu (sans mauvais jeu de mots) on peut dire en plus que c'est plutôt noir : un endroit sans aucun avenir, sans aucun espoir, il n'y a rien à faire, les gens se traînent, les mineurs perdent leur santé pour quelques sous, les aborigènes, n'en parlons pas.
Je cherche encore où j'aurais dû rire.
Quand pendant 5 ou 6 pages, Simon ne cogite que sur la quantité d'alcool qu'il a bu, qu'il boit, qu'il va boire ?
Avec le pauvre curé sans ouailles, encore plus paumé que les autres, et qui nous assène des discours pseudo philosophiques ?
Avec le candidat aux élections, au discours libidineux et dont le seul espoir est qu'il est soutenu par l'homme riche du coin ?
A la scène pornographique de la fin, parce qu'il en fallait bien une ?
J'ai voulu découvrir cet auteur parce que j'avais lu (mais où donc ?) que c'était drôle et léger.
Je sais que nous ne rions pas tous au même humour, c'est la chose la plus difficile à partager. Mais là , j'ai vraiment du mal à penser que ça peut amuser qui que ce soit, cette énumération de boissons du matin au soir (et l'inverse !)
Le seul côté positif de ma lecture, c'est de découvrir la vie dans un coin d’Australie qu'on peine à imaginer.
Ma note : 1,5 / 5 (je ne mets pas 1 seulemetn, car j'ai temriné le livre, avec hésitaiton il est vrai.
PS : après avoir écrit ma critique, je regarde celles des autres. apparemment, oui, ça fait rire et c'est apprécié. On parle même d'auteur culte sur la 4e de couv'. Je ne dois pas être normale !!
Bien, je retourne à mes romans jeunesse !!
Extraits :
Pour tout dire, j'aime bien ce pauvre couillon détraqué, car j'aime bien les pauvres couillons détraqués.
Tony aime donner l'impression qu'il est un obsédé sexuel enragé, réfrénant ses pulsions grâce aux limites imposées par sa philosophie, contrairement au reste d'entre nous qui réfrénons nos pulsions grâce aux limites imposées par nos capacités.
Je regagne donc ma station de radio - notre station de radio - déconcerté ; je me sens mieux grâce à la bière tout en sachant que lorsqu'elle cessera de faire effet, je me sentirai pire - ou sinon pire, en proie au besoin d'en boire davantage. Mais après tout, pourquoi n'en boirais-je pas plus ? Pourquoi ne passerais-je pas ma vie bourré comme un coing ? C'est un concept plutôt logique, quand on y réfléchit. S'il y a une créature au monde qui a besoin d'aide extérieure pour traverser la vie, c'est bien l'homme... cette frêle créature.
Les trois caramels capitaux - Jean-Claude Mourlevat
Éditeur Thierry Magnier 2015
Collection Petite Poche 40 pages 10 x 15 cm
Toujours envie de lire un titre de cette collection, et quand il est signé Mourlevat, je me précipite.
Contrairement aux formats plus longs, ses "Petite Poche" sont plutôt des contes (L'homme à l'oreille occupée, L'homme qui ne possédait rien)
Ici, une histoire drôle et un brin ironique :
Un homme est refusé du paradis à cause des trois caramels volés enfant.
Mais il a droit à l’erreur, il recommence en essayent de "s'appliquer" et ça ne suffit encore pas à Saint-Pierre.
Une 3e mort le mènera sur un chemin différent.
Désemparé, il ne sait la quatrième fois comment s'y prendre.
Et le vendeur de caramels lui délivrera une jolie (double) morale)
Une amusante courte lecture, avec beaucoup d'humour (notamment l’amour de Saint Pierre pour les belles et grosses cylindrées !) un peu surprenante.
Et j'aime encore mieux les Petite Poche depuis leurs nouvelles couvertures (en plus, titre et auteur figurent au dos du livre, ce qui est bien pratique.
Extraits :
La première fois que je suis mort, une belle surprise m'attendait.
Je montais en sifflotant un chemin en pente douce, sous un soleil printanier,
On ne voulait pas de moi au paradis ( tant pis), on ne voulait pas de moi en enfer (tant mieux). Qu'allais-je devenir ?
Moi je crois qu'il n'y a là-bas ni chemin qui monte ni chemin qui descend. Ni enfer ni paradis. Ni punitions ni récompenses.
- Mais il y a quoi, alors ?
- Rien. Il n'y a rien du tout.
- Mais, alors, ça sert à quoi de bien se comporter ?
Il a secoué la tête.
- Çà sert à nous rendre la vie plus agréable, ici et maintenant.
Collection Petite Poche 40 pages 10 x 15 cm
Toujours envie de lire un titre de cette collection, et quand il est signé Mourlevat, je me précipite.
Contrairement aux formats plus longs, ses "Petite Poche" sont plutôt des contes (L'homme à l'oreille occupée, L'homme qui ne possédait rien)
Ici, une histoire drôle et un brin ironique :
Un homme est refusé du paradis à cause des trois caramels volés enfant.
Mais il a droit à l’erreur, il recommence en essayent de "s'appliquer" et ça ne suffit encore pas à Saint-Pierre.
Une 3e mort le mènera sur un chemin différent.
Désemparé, il ne sait la quatrième fois comment s'y prendre.
Et le vendeur de caramels lui délivrera une jolie (double) morale)
Une amusante courte lecture, avec beaucoup d'humour (notamment l’amour de Saint Pierre pour les belles et grosses cylindrées !) un peu surprenante.
Et j'aime encore mieux les Petite Poche depuis leurs nouvelles couvertures (en plus, titre et auteur figurent au dos du livre, ce qui est bien pratique.
Extraits :
La première fois que je suis mort, une belle surprise m'attendait.
Je montais en sifflotant un chemin en pente douce, sous un soleil printanier,
On ne voulait pas de moi au paradis ( tant pis), on ne voulait pas de moi en enfer (tant mieux). Qu'allais-je devenir ?
Moi je crois qu'il n'y a là-bas ni chemin qui monte ni chemin qui descend. Ni enfer ni paradis. Ni punitions ni récompenses.
- Mais il y a quoi, alors ?
- Rien. Il n'y a rien du tout.
- Mais, alors, ça sert à quoi de bien se comporter ?
Il a secoué la tête.
- Çà sert à nous rendre la vie plus agréable, ici et maintenant.
jeudi 21 juillet 2016
Boule & Bill Super Protecteurs des Animaux
Auteurs : Roba et Verron
Éditeur : Dargaud, 2010
Hors série, en collaboration avec la S.P.A.
Un très sympathique recueil de planches (une page chacune) toutes en rapport avec des animaux, en plus de Bill.
A la fin un dossier de 8 pages sur les droits des animaux et la SPA.
Un recueil pas uniquement pédagogique, les planches sont vraiment très drôles, du meilleur Boule & Bill.
On y découvre notamment une des premieres histoires avec Caroline la tortue (la 1e ?) que Bill déteste, jusqu’à ... apprendre qu'elle ne mange que de la salade, il craignait la concurrence.
Particulièrement aimé aussi la planche où il affecte de terroriser un pauvre chaton perdu, pour qu'une passante qui l'avait ignoré le prenne en pitié et l'emporte.
Extraits :
[A l'école pour chiens]
[L'instructeur en tenue militaire] Ecoutez-moi bien, bande de lavettes ! Vous êtes, ici, pour obéir !... VU ?
[...]
- Mais qu'est-ce que c'est que ce cirque ?!?
- Je ne sais pas, patron !... Ils ont décidé de ne pas en ficher une aujourd'hui !
C'est depuis l'arrivée du nouveau, qui n'est même pas inscrit !
[Les chiens, pendant qu'on voit Bill passer violemment par dessus la palissade]
- Bill ! Reviens !
- T'en va pas, quoi !
- Reste avec nous !
- Pour une fois qu'on se marre !
Éditeur : Dargaud, 2010
Hors série, en collaboration avec la S.P.A.
Un très sympathique recueil de planches (une page chacune) toutes en rapport avec des animaux, en plus de Bill.
A la fin un dossier de 8 pages sur les droits des animaux et la SPA.
Un recueil pas uniquement pédagogique, les planches sont vraiment très drôles, du meilleur Boule & Bill.
On y découvre notamment une des premieres histoires avec Caroline la tortue (la 1e ?) que Bill déteste, jusqu’à ... apprendre qu'elle ne mange que de la salade, il craignait la concurrence.
Particulièrement aimé aussi la planche où il affecte de terroriser un pauvre chaton perdu, pour qu'une passante qui l'avait ignoré le prenne en pitié et l'emporte.
Extraits :
[A l'école pour chiens]
[L'instructeur en tenue militaire] Ecoutez-moi bien, bande de lavettes ! Vous êtes, ici, pour obéir !... VU ?
[...]
- Mais qu'est-ce que c'est que ce cirque ?!?
- Je ne sais pas, patron !... Ils ont décidé de ne pas en ficher une aujourd'hui !
C'est depuis l'arrivée du nouveau, qui n'est même pas inscrit !
[Les chiens, pendant qu'on voit Bill passer violemment par dessus la palissade]
- Bill ! Reviens !
- T'en va pas, quoi !
- Reste avec nous !
- Pour une fois qu'on se marre !
Un automne à Seattle - Susan Andersen
Lu en format numérique Kindle
J'aime les lectures légères et/ou romantiques, et je suis capable de lire avec plaisir même un Delly ou un Barbara Cartland, voire Marc Levy. Mais là j’avoue, j'ai calé vers le tiers du roman.
Ça commençait pourtant bien :
Trois gamines de douze ans, très différentes mais plutôt sympathiques, sont invitées chez une vieille dame fort riche mais connue comme originale.
D'abord pleines d'a priori, elles s'en font très vite une amie, tissant des liens chaleureux au fil des années.
Des années plus tard, la mort de la vieille dame les laisse un peu orphelines, mais elles héritent toutes trois de ses biens, sa fabuleuse maison et surtout ses collections inestimables.
Jane étant conservatrice du musée, cet héritage la comble, tout en lui laissant une lourde responsabilité, répertorier, inventorier toutes ces merveilles.
Entre alors en scène celui qui va devoir l’aider dans cette tâche. Coup de foudre immédiat et réciproque, mais faisons comme s'il n'en était rien, pas question, de s’abandonner, de se dévoiler.
Et d'une charmante historiette, on bascule dans une prétendue histoire d'amour où plus rien ne se passe, sinon qu’elle tremble dès qu'elle le voit arriver, qu'elle refuse ce qui lui tombe dessus, pour une raison dont nous lecteurs savons qu'elle est erronée. Et on ne parle plus que du physique du monsieur, et de la chaleur qui passe entre eux.
Booof. J'ai persévéré un moment, pensant qu'il s'agissait d'un passage, et craqué et abandonné. Pourtant, j'avais pris cela pour un long voyage en avion, donc j’avais du temps à y consacrer, et envie de lecture facile et gentillette.
Je crois que je préférais encore les Harlequin ancienne formule !!
Je pensais être bon public pour ce genre de romances à l'eau de rose, à condition de ne pas en abuser (un livre, ça va, trois, attention ... ) mais finalement, je ne dois supporter que les anciens, tout en douceur !
Extrait :
Pour la seconde fois en l'espace de quelques minutes, le chagrin lié à cette perte noua la poitrine de Jane. Jusqu'à l'âge de douze ans, elle avait vécu avec un grand blanc dans le coeur. Un espace vide qu'Agnès Wolcott avait su remplir.
J'aime les lectures légères et/ou romantiques, et je suis capable de lire avec plaisir même un Delly ou un Barbara Cartland, voire Marc Levy. Mais là j’avoue, j'ai calé vers le tiers du roman.
Ça commençait pourtant bien :
Trois gamines de douze ans, très différentes mais plutôt sympathiques, sont invitées chez une vieille dame fort riche mais connue comme originale.
D'abord pleines d'a priori, elles s'en font très vite une amie, tissant des liens chaleureux au fil des années.
Des années plus tard, la mort de la vieille dame les laisse un peu orphelines, mais elles héritent toutes trois de ses biens, sa fabuleuse maison et surtout ses collections inestimables.
Jane étant conservatrice du musée, cet héritage la comble, tout en lui laissant une lourde responsabilité, répertorier, inventorier toutes ces merveilles.
Entre alors en scène celui qui va devoir l’aider dans cette tâche. Coup de foudre immédiat et réciproque, mais faisons comme s'il n'en était rien, pas question, de s’abandonner, de se dévoiler.
Et d'une charmante historiette, on bascule dans une prétendue histoire d'amour où plus rien ne se passe, sinon qu’elle tremble dès qu'elle le voit arriver, qu'elle refuse ce qui lui tombe dessus, pour une raison dont nous lecteurs savons qu'elle est erronée. Et on ne parle plus que du physique du monsieur, et de la chaleur qui passe entre eux.
Booof. J'ai persévéré un moment, pensant qu'il s'agissait d'un passage, et craqué et abandonné. Pourtant, j'avais pris cela pour un long voyage en avion, donc j’avais du temps à y consacrer, et envie de lecture facile et gentillette.
Je crois que je préférais encore les Harlequin ancienne formule !!
Je pensais être bon public pour ce genre de romances à l'eau de rose, à condition de ne pas en abuser (un livre, ça va, trois, attention ... ) mais finalement, je ne dois supporter que les anciens, tout en douceur !
Extrait :
Pour la seconde fois en l'espace de quelques minutes, le chagrin lié à cette perte noua la poitrine de Jane. Jusqu'à l'âge de douze ans, elle avait vécu avec un grand blanc dans le coeur. Un espace vide qu'Agnès Wolcott avait su remplir.
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