Les deux premiers tiers, une chronique, vue par divers acteurs, d'une situation inhabituelle, mais faisant face à des problèmes hélas quotidiens.
À quelques jours des fêtes de fin d'année, grève des soignants des maisons de retraite.
Que faire de tous ces vieux abandonnés ?
Ceux qui ont des enfants sont envoyés chez eux, les autres attribués un peu au hasard à des familles, qui ne se sont jamais portées volontaires pour les héberger !
Tous pas forcément aptes à s'occuper de personnes âgées peu autonomes.
Cette partie, la plus longue donc, est intéressante car on voit les problèmes posés à travers les yeux de chacun.
La famille qui accueille à contrecoeur, où seule la mère de famille prend la charge de travail, et où on la tient presque responsable d'une situation compliquée.
La fonctionnaire du bureau qui s'est occupé de la répartition, que tout le monde tient pour responsable, et qui n'a guère de solution.
Le soignant qui aime ses malades, son travail, et qui a malencontreusement était désigné pour représenter sa profession à la télévision, les conséquences ne sont pas minimes pour lui.
Et le fils qui cherche désespérément son père, qu'il aurait préféré accueillir chez lui.
Intéressant donc, mais le problème, c'est qu'on m'a vendu ça comme une comédie de Noël, et que je n'ai rien trouvé qui me fasse rire. Le thème de départ pouvait en effet se prêter à une comédie, mais ça n'a rien de drôle pour moi.
À la fois parce que c'est une situation qui pourrait quasiment exister. On voit que les problèmes du système de santé allemand n'ont pas grand chose à envier au français, et on se demande quand ça va nous arriver réellement.
De plus, vu mon âge, je peine à rire de l'idée qu'on ne sait que faire des vieux dépendants et non autonomes !!
Donc un texte qui m'a intéressée mais que j'ai peiné à lire, devant me forcer pour me remettre à la lecture, ce qui m'arrive rarement.
J'ai ensuite bien plus accroché à la dernière partie, quand les personnages, qu'on suivait séparément, finissent par se rencontrer, dans un imbroglio digne de la meilleure administration !
J'ai regretté que Léa, la fillette si empathique et intelligente n'ai pas un vrai rôle à la fin. Je pensais qu'elle allait aider à démêler ces situations inextricables mais pas du tout, elle est comme oubliée.
Au final, un roman qui apporte pas mal de réflexion sur la famille, l'accueil des personnes âgées ... mais un peu décevant si on attend une comédie de Noël.
Point de détail : je suis surprise de l'utilisation de la formule "se dorer la pilule" pour dire être tranquille au soleil, ce qui n'est pas sa signification. Erreur de traduction ? Je l'ai remarqué plusieurs fois.
Extraits :
Ce matin, lors d'une réunion interministérielle, il a été convenu d'une régularisation de cent cinquante mille demandeurs d'asile en échange de leur engagement à travailler dans des établissements de soins. Les premières formations accélérées ont d'ores et déjà débuté.
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Même si elles sont amies sur Facebook, elles mettent un point d'honneur à conserver leur rituel épistolaire, car ces courriers sont autant de petits concentrés de bonheur.
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- La santé a toujours été le parent pauvre de la politique et ce n'est pas près de changer, alors il faut faire avec et se retrousser les manches.
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Quel vautour, on dirait un agent immobilier qui épluche les avis de décès pour repérer les futures biens à vendre et damer le pion à ses concurrents.
Titre original : Zuhause ist vorübergehend geschlossen (2025)
Traduit de l'allemand par Penny Lewis
Éditeur : L'Archipel - 1 octobre 2026 - 360 p. - 19.90 €
Lu en numérique via NetGalley que je remercie
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