mercredi 19 juillet 2017

Une moitié de wasicun - Jean-François Chabas

Il y a des Chabas que j'ai bcp aimé, comme Les secrets de Faith Green (qui avait d’ailleurs obtenu notre prix "Ogre" en 2000) ou Saïa, d'autres nettement moins, surtout ceux glauques comme L'Eau verte, ou Les Lionnes. Aucun ne m'a laissée indifférente. (j'en ai lu 28, et j'avoue que celui-ci, lu il y a pile quinze ans ne m'avait laissé absolument aucun souvenir (à part qu'il s'agissait d'une moitié d'indien !!)

J'ai donc voulu  le relire en posant Lune indienne, puisqu'il y était question de wasicun.
C'est assez étonnant, on a l’impression que l’auteur ne s'est pas tout à fait décidé entre une histoire pour nous montrer de près la vie des Indiens, et un roman d'aventure/thriller.

C'est sympa à lire, je pense que les enfants devraient aimer. Il y a à la fois pas mal d'action, course poursuite etc, et donc une entrée au coeur de la vie des Indiens.
Je ne suis pas fan des romans pour enfants qui comportent mort d'homme, surtout comme ici.
Et bien entendu, ce roman souffre de ma (re)lecture juste après celui de Antje Babendererde, qui est tellement profond et intéressant.
Un roman agréable tout de même, mais pas mon meilleur Chabas (et son premier je crois).
Mais le passage où le grand-père soigne l'ours est tellement magique, que ça vaut la lecture, ne serait- que pour ça.



Extraits :

pp. 31/32
J'ai eu droit aussi à la causette idiote des adultes qui veulent sympathiser avec les enfants. Vous savez : "C'est bien, à l'école ?", "Dis donc tu es drôlement grand pour ton âge"...
Heureusement, juste au moment où j'allai me décider à les assommer à coup de tabouret, Pony-Head est arrivée.

***

p. 54
L'image que je gardais de mon grand-père était très vague. Nous n'avions aucune photo à la maison. Quand j'ai vu un costaud habillé tout en jean descendre du train et nous faire un signe de la main, je n'en suis pas revenu. Ce n'était pas l'idée que je me faisais d'un honnête pépé.

***

p. 132
Je regardai, fasciné, l'énorme animal qui se tortillait comme un chaton pour faciliter le travail de grand-père.
Quand le pansement fut terminé, l'ours poussa un petit gémissement et tendit la patte arrière droite ; on distinguait une grosse boursouflure suintante qui distendait les coussinets.

Editeur Casterman 1995
Romans Dix & plus, Collection Mystère ; 168 pages et 21 chapitres.
Résumé Babelio

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