Et je n'ai pas été déçue. Notamment parce qu'il y a beaucoup d'humour dans ce roman.
Aussi parce qu'Essie est une héroïne énergique, et vraiment non conforme à son statut.
Son rêve, faire du théâtre, surtout pas se marier, comme il conviendrait à une jeune fille de son rang.
Sa vie est pourtant toute tracée : engagement ferme de deux pères à marier leurs enfants... elle avait 8 ans !
Son promis est comte, d'une famille ruinée à cause de la très mauvaise gestion du père. Elle a une belle dot, et son père ne s'intéresse à elle que dans l'espoir qu'elle soit comtesse.
On pense assez rapidement à un enemy to lovers, mais c'est bien plus subtil que ça. Ennemis, ils l'ont été, quand elle avait 8 ans... mais ne se sont plus rencontrés depuis.
Jusqu'au jour de ses 18 ans où elle doit à la fois faire son entrée dans le monde, et conclure rapidement ce mariage.
Ces deux-là pourraient presque s'entendre (au moins par moments) puisqu'ils sont déjà d'accord sur un point : ils sont totalement opposés à ce mariage, l'un comme l'autre.
Essie déteste l'idée même du mariage, et d'être "coincée" dans les bonnes manières. Il est certain que son mari ne lui permettra pas de réaliser son rêve de théâtre (hélas, son père non plus !).
On est dans une romance, on se doute assez vite que ça pourra bien se terminer.
Mais qu'est-ce qu'on s'amuse ! Notamment parce que les "bons plans" de la demoiselle sont souvent un peu foireux. Son futur ne veut même pas songer à revenir sur les engagements de leurs pères, l'honneur avant tout ? Elle fera en sorte de leur faire totalement honte ! C'est certes assez facile à cette période de codes rigides, mais elle va choisir des actions d'éclat. Résultat pas forcément celui escompté.
Ça donne quelques passages assez hilarants.
Bref, j'ai passé un agréable moment en leur compagnie !
Et... Je suis heureuse d'avoir vu, il y a bien longtemps, Gretna Green (en tout bien tout honneur même si c'était juste après mes fiançailles 😉) parce qu'il y a tant de romans où des jeunes gens y font un rapide passage (plus ou moins réussi !!)
Extraits :
Comment diable s'y est-elle prise pour se fouler les deux chevilles ? La plupart des gens se contentent d'une seule ! Je pensais l'avoir mieux éduquée que cela.
***
La valeur d'une femme sur le marché du mariage diminue à chaque nouvelle saison.
- C'est ridicule. La saison est très courte,
***
- Il est un peu tôt pour que vous vous disputiez, il me semble, déclara sa grand-mère [...]. Vous n'êtes même pas encore mariés.
- Nous nous exerçons
***
D'abord, elle choquerait tout le monde avec ses tenues, puis elle parlerait de politique, de théâtre, voire de ses chevilles. Tout ce qui serait susceptible d'embarrasser suffisamment Aidan pour qu'il renonce à l'épouser.
***
Le mariage n'est pas une institution équitable pour les femmes. Les hommes ont tous les pouvoirs.
***
Certaines dames portent des décolletés si plongeants que l'on voit presque leur nombril, mais une cheville est censée mettre les hommes au paroxysme du désir.
Titre original : How to lose an earl in ten weeks (2021)
Traduit de l'anglais par Alison Jacquet-Robert
Éditeur : La Martinière - 15 mai 2026 - Nouveauté
Collection : la Martinière Fictions - 368 p. - 20.90 €
Lu en numérique via NetGalley que je remercie
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| Gretna Green (photo perso sans rapport avec le roman !) |

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