samedi 29 janvier 2022

Les 24 états d'âme de Gabin et Agathe - Illana Cantin

Un roman sur l’adolescence pour les adolescents. Je t’aime, moi non plus.
Ne l’étant plus (depuis trèèèès longtemps !) je n’ai pas grand-chose à en dire.
La plupart des romans que je lis pour cette tranche d’âge me paraissent aller bien au-delà, et je les conseille volontiers à des adultes.
Ici, c’est ado.
Avec une idée amusante : 24 repas de famille, 24 occasions pour Agathe et Gabin de se rencontrer, puisqu’ils sont beau-frère/belle-sœur. À tour de rôle, le narrateur est l’un puis l’autre.

Ça se lit cependant très bien, et ça rappelle quelques bons souvenirs (les nôtres, ou ceux avec nos enfants) les résultats du bac, cette sensation d’une époque qui se termine soudain, après trois ans de lycée mais plus d’une décennie à aller « à l’école » près de chez soi, dans un cursus un peu évident. Et soudain, le départ qui s’annonce, les choix, les maisons qui se vident.
Une jolie réflexion aussi sur comment aider après un deuil, combien c’est difficile de se mettre à la place de l’autre. Et pourtant, une simple présence peut tant de choses.
J’ai aimé ce jeune couple qui se donne du temps, qui s’autorise des amusements de pré-ado avant de se lancer dans une vraie vie de couple.
J’ai eu l’impression que ce roman n’était pas tellement pour moi en le lisant, mais finalement, je resterai un moment en compagnie d’Agathe et Gabin dans ma tête ! 
D'autant que jusqu'à la fin, je me suis demandée si ces deux-là finiraient ensemble ou pas !

Extraits :

- Il est autiste. Quand un sujet l’intéresse, il est à fond.
- Ah ! C’est cool que tu sois ami avec lui, alors.
Gabin a froncé les sourcils.
- Pourquoi ? Je ne suis pas ami avec lui par charité, je suis ami avec lui parce qu’il est drôle et intéressant.

***
Depuis la nuit des temps, les frères se brouillaient, s’aimaient, s’entraidaient, s’entre-tuaient. De toute évidence, quand on racontait une histoire de famille, on ne pouvait pas déroger à cette règle…

***
Le café était de ceux qui appliquaient une politique de politesse. Si on ne disait pas « Bonjour, un café, s’il vous plaît », on payait plus cher. Comme Gaston se fichait de tout, il a payé son expresso deux euros soixante-dix.

***
Me plaindre aurait été comme voler du malheur à Gabin.

***
La voix de ma mère a résonné :
— Je peux entrer ? Chacun a sa langue dans sa propre bouche ?

Éditeur : Hachette - 12 janvier 2022 - NOUVEAUTÉ
Collection : Romans - 378 pages - 15.90 €
Lu en numérique via NetGalley que je remercie



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