jeudi 5 février 2026

Un Noël chez tante Rachel - Kathleen Farrell

 
Ce roman avait tout pour me plaire : Bientôt Noël, la vieille tante acariâtre attend l'arrivée de la famille, dans une maison plutôt glaciale, mais assez grande pour tous, au bord de mer. 
On sent arriver, en même temps que les membres, les histoires de famille. 
La "vieille fille", qui n'a pas d'autre endroit où aller, sert de "punching ball"  à la tante...
Chacun s'inquiète à l'idée de cette fête en famille.

Ça commençait bien. Avec les cousines Marion et Bess... Joli clin d'oeil à Alice de Caroline Quine !
Et puis ... Ils réfléchissent beaucoup et on en profite. Pas grand monde sympathique, même ceux qu'on voudrait plaindre. Je me suis un peu ennuyée.
Attention ,je ne dis pas que ce livre n'est pas intéressant, mais que ce n'est pas ce que je recherchais comme lecture.
Il est bien écrit, des choses intéressantes,  mais je m'ennuie avec leurs états d'âme, et ces personnages tous plus agaçants les uns que les autres.
Même la tante Rachel, rosse sans arrêt, mais qui se lamente constamment sur sa vie écoulée.

J'ai trouvé tous ces gens très ennuyeux, antipathiques, mous et inconstants. Aucun ne sait ce qu'il veut faire, ils veulent tout et rien.
Je pensais que le gendre, pièce rapportée dans cette famille de dingues, allait mériter qu'on le plaigne ou allait se rebeller, mais pas mieux que les autres.
La "cuisinière"  est la seule vraiment "dynamique" bien qu'aussi antipathique !

J'aurais sans doute dû voir avant ma lecture qu'il s'agissait d'un roman relativement ancien. Dont on ne peut pas attendre le même rythme que les actuels.
Pourtant, j'apprécie assez souvent.

Extraits :

Une veuve était plus seule au monde qu'une femme restée célibataire. Car lorsque l'on s'attend à vivre seule, on apprend l'indépendance, mais perdre un époux après s'être habituée à vivre à ses côtés, à son âge de surcroit, c'était pire que tout.

***
De toute façon, pour ce qu'elle en savait, on ne travaillait pour ainsi dire pas sur le Continent : il y avait toujours des grèves, des manifestations avec des banderoles
[Je rappelle que le roman a été écrit vers 1950 !]

***
- Dieu est dans l'église, rugit Rachel. C'est là qu'il se trouvait quand j'étais jeune. Pourquoi aurait-il déménagé ?

***
Aucun d'entre eux n'était assez occupé, tout le problème venait de là, ils passaient leur temps à parler, parler, parler.

Traduction de l'anglais, et notes d'Alice Delarbre
Postface de Robert Cochrane
1e édition en anglais dans les années 50.
Éditeur : Le Livre de Poche - 15 octobre 2025 - 384 p. - 9.40 €
Lu en numérique via NetGalley que je remercie.
Version numérique : 8.99 €

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire