Traduit de l'anglais par Diane Ménard
Titre original : Listen to the moon
Illustration de couverture de François Place
Éditeur : Gallimard Jeunesse 2015
Roman junior, à lire dès 11 ans - 435 pages
Absolument superbe.
Le plus beau plaidoyer contre la guerre que j'ai jamais lu, probablement mon coup de coeur de l'année
Michael Morpurgo nous a habitués à ses livres forts mais aussi palpitants.
mercredi 31 août 2016
J'apprends à dessiner ... La ferme - Philippe Legendre

Collection : J'apprends à dessiner (avec un auteur unique pour tous les titres)
Format : 21,5 x 23,7 cm ; 32 pages
Depuis qu'on m'a fait découvrir cette collection, nous sommes assez fan à la maison.
J'ai presque l'impression qu'avec cette méthode, même moi j'arriverais à dessiner !!!
Les enfants en tous cas y arrivent fort bien.
mardi 30 août 2016
La mémé du chevalier - Cécile Alix

Magnard jeunesse - 2015. 117 pages
Quel délice que ce petit livre.
Court roman enfant, ou première lecture pour lecteurs déjà un peu aguerris.
D'abord un roman de 75 pages.
D'une grande drôlerie. Bien écrit, avec des mots parfois assez recherchés, des jeux de mots, des rimes au hasard des phrases, des enfilades de synonymes qui à la fois sont hilarants, et apportent du vocabulaire.
Et le fond est tout aussi sympathique.
Un chevalier qui n'arrive pas à se dépêtrer de sa mémé, il partira donc avec elle à la recherche de la belle princesse enlevée par un dragon.
Mais elle ne se contente pas de ne pas le lâcher, et de le retarder, elle lui impose à chaque étape de nouveaux accompagnateurs.
Et puis, et puis, finalement, elle n'est pas si encombrante que ça la mémé.
La douceur serait-elle plus efficace que l'énergie du chevalier ?
Au-delà de l’histoire amusante, une jolie réflexion sur les relations (j'allais écrire entre humains, mais avec dragon et ogre ...), les idées reçues, l'amitié.
Bref, très gros coup de coeur pour moi.
Après le roman ... "Déjà ? Oh noooon ! C'était pas assez long !" , l'auteure nous parle, très personnellement, pendant quelques pages (toujours aussi drôles) puis nous propose quelques épisodes de la jeunesse du chevalier, grâce à la malle aux souvenirs de la mémé.
On va même y croiser Alice, le chat de Chester, le lapin toujours en retard et quelques autres.
Et pour finir en beauté, un test pour savoir quel chevalier nous sommes.
Et tout le long, les amusantes illustrations de Frédéric Pillot. Particulièrement réussies en couleur sur la couverture.
Bref, vous l'avez compris, je vous conseille cette lecture, même si vous n'êtes pas comme moi, une mémé :-)
Ma note : 4,5 / 5
Extraits :
[Incipit ]
Cette histoire commence un sale jour de pluie dans le château du bon roi Adhémar III de Céopoilicie.
– La princesse Azéline a disparu ! crie la vieille nounou dans les couloirs du palais. La princesse Azéline a disparu !
Bon ! Voilà qui est fâcheux. Primo, parce que la princesse Azéline est très jolie, très douce et gentille. Deuzio, parce que son père l’aime beaucoup, que ce matin, elle devait lui jouer de la mandoline dans le jardin et que ce n’est pas son genre de poser des lapins.
***
- Et moi ? Je peux venir ?
C'est Alphonsine, la mémé d'Alcide, qui a posé la question.
[...]
Alcide, qui aime beaucoup sa mémé, est une peu embêté.
- Tu ne devais pas faire des tartelettes à la violette aujourd'hui ?
***
- Taratata ! réplique Alphonsine. Va cirer ces bottes ou on ne va nulle part.
Et en bonus, le livre présenté par l'auteure
lundi 29 août 2016
Mathieu Hidalf et le sortilège de Ronces (T3) - Christophe Mauri
3e tome des aventures de Mathieu Hidalf
Gallimard Jeunesse 2012 - 378 pages
Beaucoup de suspens dans cet opus.
On y rit sans doute un peu moins, il est plus sombre quoique toujours dans la même veine.
La lutte des Elitiens contre le mal, Mathieu n'est plus le jeune enfant tout fou et farceur, il doit justifier la confiance placée en lui en démêlant une bien sombre histoire.
Mais tout le long du tome court en filigrane la lutte de Mathieu, course contre la montre pour parvenir à NE PAS épouser Marie-Marie (ou à l'épouser ?) un suspens moins noir que celui de la recherche du traître.
Un volume plutôt palpitant donc.
Et .... ben je croyais que c'était une trilogie.
Et ma petite-fille, qui a terminé avant moi, de me réclamer le tome suivant.
Par chance, la médiathèque semble les avoir acheté aussi. Donc encore 600 pages en perspective à dévorer (oups, plus de 800 semble-t-il !)
Extraits :
Dans la plupart des contes de fées, les bergères deviennent des princesses. Il était temps qu'une princesse devînt une bergère.
- A vingt heures précises, tu feras revenir ce lit dans l'école ! ordonna-t-il avec autorité. Je ne tiens pas à ce qu'on retrouve mon squelette dans un siècle, parce que Mathieu Hidalf aura pensé à autre chose... Promet-moi de me sortir de cette tour !
- Je promets, je promets..., soupira Mathieu.
[...]
- Mais je te préviens, ajouta Mathieu, chaque fois que je promets quelque chose, un événement indépendant de ma volonté m'empêche de tenir parole...
- D'après toi, comment dois-je procéder pour qu'elle ne soit plus amoureuse de moi?
- Sois toi-même, suggéra Juliette avec un sourire. Sans vouloir te vexer , personne à part tes soeurs et notre mère, ne peut aimer Mathieu Hidalf plus d'une semaine.
Posé sur une petite table, un miroir doré, sur le manche duquel le prénom de Juliette d'Or était gravé, reflétait le plafond de la bibliothèque. Mathieu le brandit et déclama, sur un ton ridicule :
-Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle ?
Pendant une seconde, Mathieu Hidalf cessa de respirer. Le visage de la comtesse Dacourt venait d'apparaître dans le miroir.
-Un miroir magique ! s'écria-t-il, stupéfait. Je n'ose pas y croire ! Juliette me l'avait bien caché !
-Au risque de vous décevoir, Mathieu Hidalf, refléter est la caractéristique première d'un miroir, et n'en fait absolument pas un objet magique, répondit une voix glaciale dans son dos.
Mathieu faillit s'écrier : "Et en plus, il parle !" Mais une ombre était tombée sur lui. Il aperçut alors la comtesse Dacourt, en chair et en os, illuminée par les nymphettes de la bibliothèque.
Gallimard Jeunesse 2012 - 378 pages
Beaucoup de suspens dans cet opus.
On y rit sans doute un peu moins, il est plus sombre quoique toujours dans la même veine.
La lutte des Elitiens contre le mal, Mathieu n'est plus le jeune enfant tout fou et farceur, il doit justifier la confiance placée en lui en démêlant une bien sombre histoire.
Mais tout le long du tome court en filigrane la lutte de Mathieu, course contre la montre pour parvenir à NE PAS épouser Marie-Marie (ou à l'épouser ?) un suspens moins noir que celui de la recherche du traître.
Un volume plutôt palpitant donc.
Et .... ben je croyais que c'était une trilogie.
Et ma petite-fille, qui a terminé avant moi, de me réclamer le tome suivant.
Par chance, la médiathèque semble les avoir acheté aussi. Donc encore 600 pages en perspective à dévorer (oups, plus de 800 semble-t-il !)
Extraits :
Dans la plupart des contes de fées, les bergères deviennent des princesses. Il était temps qu'une princesse devînt une bergère.
- A vingt heures précises, tu feras revenir ce lit dans l'école ! ordonna-t-il avec autorité. Je ne tiens pas à ce qu'on retrouve mon squelette dans un siècle, parce que Mathieu Hidalf aura pensé à autre chose... Promet-moi de me sortir de cette tour !
- Je promets, je promets..., soupira Mathieu.
[...]
- Mais je te préviens, ajouta Mathieu, chaque fois que je promets quelque chose, un événement indépendant de ma volonté m'empêche de tenir parole...
- D'après toi, comment dois-je procéder pour qu'elle ne soit plus amoureuse de moi?
- Sois toi-même, suggéra Juliette avec un sourire. Sans vouloir te vexer , personne à part tes soeurs et notre mère, ne peut aimer Mathieu Hidalf plus d'une semaine.
Posé sur une petite table, un miroir doré, sur le manche duquel le prénom de Juliette d'Or était gravé, reflétait le plafond de la bibliothèque. Mathieu le brandit et déclama, sur un ton ridicule :
-Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle ?
Pendant une seconde, Mathieu Hidalf cessa de respirer. Le visage de la comtesse Dacourt venait d'apparaître dans le miroir.
-Un miroir magique ! s'écria-t-il, stupéfait. Je n'ose pas y croire ! Juliette me l'avait bien caché !
-Au risque de vous décevoir, Mathieu Hidalf, refléter est la caractéristique première d'un miroir, et n'en fait absolument pas un objet magique, répondit une voix glaciale dans son dos.
Mathieu faillit s'écrier : "Et en plus, il parle !" Mais une ombre était tombée sur lui. Il aperçut alors la comtesse Dacourt, en chair et en os, illuminée par les nymphettes de la bibliothèque.
dimanche 28 août 2016
Mathieu Hidalf et la foudre fantôme (T2) - Christophe Mauri
2e tome des aventures de Mathieu Hidalf
Gallimard Jeunesse 2011 - 338 pages
J'ai aussitôt enchaîné avec le second tome.
J'ai tendance à un peu m'ennuyer tout de même avec ce genre de lecture, et je trouve Mathieu un peu surprenant, à la fois plein d’idées, un peu prétentieux et souvent très naïf.
Ma petite-fille, elle, a un avis totalement positif. Elle nous racontait à table des extraits qui lui avaient particulièrement plu, et n'a pas lâché le livre.
Je reconnais que c'est très inventif, chaque tome est très différent, on n'a pas l'impression comme dans certaines séries de relire chaque fois un peu le même livre.
Extraits :
- Moi ? Outrecuidant ! s'emporta Mathieu. Je ne peux pas être outrecuidant ! Je ne sais même pas ce que ça veut dire !
Il serait injuste de crier sur les toits que M. Rigor Hidalf n'aimait pas son fils. Mais comme il l'aimait davantage quand il ne le voyait pas, ne l'entendait pas et n'y pensait pas, il lui avait infligé la plus terrible punition qu'ait pu imaginer son esprit si peu imaginatif. Il l'avait congédié au sommet de la tour des Enfants, dans sa chambre gigantesque, depuis bientôt douze mois. Et le malheureux Mathieu ne pouvait en sortir que tous les matins, tous les après-midi et tous les soirs, dès que M. Hidalf avait le dos tourné.
Gallimard Jeunesse 2011 - 338 pages
J'ai aussitôt enchaîné avec le second tome.
J'ai tendance à un peu m'ennuyer tout de même avec ce genre de lecture, et je trouve Mathieu un peu surprenant, à la fois plein d’idées, un peu prétentieux et souvent très naïf.
Ma petite-fille, elle, a un avis totalement positif. Elle nous racontait à table des extraits qui lui avaient particulièrement plu, et n'a pas lâché le livre.
Je reconnais que c'est très inventif, chaque tome est très différent, on n'a pas l'impression comme dans certaines séries de relire chaque fois un peu le même livre.
Extraits :
- Moi ? Outrecuidant ! s'emporta Mathieu. Je ne peux pas être outrecuidant ! Je ne sais même pas ce que ça veut dire !
Il serait injuste de crier sur les toits que M. Rigor Hidalf n'aimait pas son fils. Mais comme il l'aimait davantage quand il ne le voyait pas, ne l'entendait pas et n'y pensait pas, il lui avait infligé la plus terrible punition qu'ait pu imaginer son esprit si peu imaginatif. Il l'avait congédié au sommet de la tour des Enfants, dans sa chambre gigantesque, depuis bientôt douze mois. Et le malheureux Mathieu ne pouvait en sortir que tous les matins, tous les après-midi et tous les soirs, dès que M. Hidalf avait le dos tourné.
samedi 27 août 2016
Le premier défi de Mathieu Hidalf (T1) - Christophe Mauri
Gallimard Jeunesse 2011 - 254 pages
Déjà beaucoup de commentaires de cette série pas toute jeune.
C'est rare en jeunesse, je me sens souvent un peu seule dans mes lectures, on a l’impression que tout le monde lit les mêmes !
J'avais donc, à force d'en voir des éloges, envie de découvrir Mathieu Hidalf, même si ce n'est pas trop mon style de lecture.
Et je n'ai pas regretté.
Pas un immense coup de coeur, mais une lecture très drôle, qui m'a bien amusée.
Comme les bons livres drôles ne sont pas très nombreux, je l'ai proposé à ma petite-fille de dix ans.
Après avoir un peu hésité à le commencer, elle l'a finalement dévoré, et les deux tomes suivants, dans la foulée ; près de mille pages en moins d'une semaine.
Un royaume où la buse est l'animal emblème, et où le roi est appelé "Le Grand Busier" ....
Extraits :
Et sans autre forme de procès, par ses hurlements stridents, Mathieu Hidalf avait gâché la fête. En souvenir de cet auguste moment, chaque année, le jour de son anniversaire, Mathieu organisait une catastrophe pour saboter celui du roi et faire enrager son père. C'est ainsi que, le jour de ses huit ans, Mathieu Hidalf était parvenu à outrepasser les bornes de la bêtise.
- Pour l'anniversaire de mon frère unique et bien-aimé, j'ai composé un poème en rimes suivies, dont la métrique est certes hasardeuse, mais qui demeure très élaboré pour une petite fille de six ans.
Il déchira le paquet d'un geste théâtral, et demeura un instant perplexe en découvrant quelque chose qui ressemblait vaguement au pire cadeau qu'on puisse offrir à un enfant normal, c'est-à-dire... un livre !
Tome 2 : Mathieu Hidalf et la foudre fantôme
Tome 3 : Mathieu Hidalf et le sortilège de Ronces
Tome 4 : Mathieu Hidalf et la bataille de l'aube
Tome 5 : La dernière épreuve de Mathieu Hidalf
Prequel tome 0 : Mathieu Hidalf Le génie de la bêtise (Convient pour plus jeune)
Déjà beaucoup de commentaires de cette série pas toute jeune.
C'est rare en jeunesse, je me sens souvent un peu seule dans mes lectures, on a l’impression que tout le monde lit les mêmes !
J'avais donc, à force d'en voir des éloges, envie de découvrir Mathieu Hidalf, même si ce n'est pas trop mon style de lecture.
Et je n'ai pas regretté.
Pas un immense coup de coeur, mais une lecture très drôle, qui m'a bien amusée.
Comme les bons livres drôles ne sont pas très nombreux, je l'ai proposé à ma petite-fille de dix ans.
Après avoir un peu hésité à le commencer, elle l'a finalement dévoré, et les deux tomes suivants, dans la foulée ; près de mille pages en moins d'une semaine.
Un royaume où la buse est l'animal emblème, et où le roi est appelé "Le Grand Busier" ....
Extraits :
Et sans autre forme de procès, par ses hurlements stridents, Mathieu Hidalf avait gâché la fête. En souvenir de cet auguste moment, chaque année, le jour de son anniversaire, Mathieu organisait une catastrophe pour saboter celui du roi et faire enrager son père. C'est ainsi que, le jour de ses huit ans, Mathieu Hidalf était parvenu à outrepasser les bornes de la bêtise.
- Pour l'anniversaire de mon frère unique et bien-aimé, j'ai composé un poème en rimes suivies, dont la métrique est certes hasardeuse, mais qui demeure très élaboré pour une petite fille de six ans.
Il déchira le paquet d'un geste théâtral, et demeura un instant perplexe en découvrant quelque chose qui ressemblait vaguement au pire cadeau qu'on puisse offrir à un enfant normal, c'est-à-dire... un livre !
Tome 2 : Mathieu Hidalf et la foudre fantôme
Tome 3 : Mathieu Hidalf et le sortilège de Ronces
Tome 4 : Mathieu Hidalf et la bataille de l'aube
Tome 5 : La dernière épreuve de Mathieu Hidalf
Prequel tome 0 : Mathieu Hidalf Le génie de la bêtise (Convient pour plus jeune)
jeudi 4 août 2016
L'élève Ducobu tome 22 : Système D
Auteurs : Godi & Zidrou
Éditeur : Le Lombard (2016)
Encore un agréable volume des aventures de notre cancre préféré.
Quelques histoires, plus ou moins longues, pendant l'école, une partie pendant les grandes vacances, piscine ou devoirs de vacances, et une rentrée, ou pas ?
J'aime particulièrement la tête du chat.
Léonie Gratin est de plus en plus mignonne (!) et Ducobu en Léonie vaut le coup d'oeil.
Le catalogue des piscines Plouf me plaît bien !
Extraits :
[ La maman de Léonie Gratin - à qui il manque juste les tresses !]
- Rassure-toi, ma Léonie chérie, pour ts deux longs mois de congé, je t'ai concocté l'un de ces programmes dont tu me diras des nouvelles !
- Tu commences par un séjour d'immersion linguistique de quinze jours. Cette année, j'ai opté pour l'Albanie.
- Tu ne connais pas encore l'albanais, je pense ?
[Léonie]
- Quelques rudiments.
Éditeur : Le Lombard (2016)
Encore un agréable volume des aventures de notre cancre préféré.
Quelques histoires, plus ou moins longues, pendant l'école, une partie pendant les grandes vacances, piscine ou devoirs de vacances, et une rentrée, ou pas ?
J'aime particulièrement la tête du chat.
Léonie Gratin est de plus en plus mignonne (!) et Ducobu en Léonie vaut le coup d'oeil.
Le catalogue des piscines Plouf me plaît bien !
Extraits :
[ La maman de Léonie Gratin - à qui il manque juste les tresses !]
- Rassure-toi, ma Léonie chérie, pour ts deux longs mois de congé, je t'ai concocté l'un de ces programmes dont tu me diras des nouvelles !
- Tu commences par un séjour d'immersion linguistique de quinze jours. Cette année, j'ai opté pour l'Albanie.
- Tu ne connais pas encore l'albanais, je pense ?
[Léonie]
- Quelques rudiments.
vendredi 29 juillet 2016
Je veux être la grande / J'aime pas ma petite soeur - Sébastien Joanniez
Editions du Rouergue 2013
Collection Boomerang 2 x 23 pages
Illustration : Anne-Lise Boutin
La collection Boomerang propose des petits romans doubles, recto verso.
Deux textes en parallèle, ou en symétrique. Parfois sur le même sujet, parfois deux versions de la même histoire vues par deux personnes, ou bien des textes garçon/fille.
Selon les thèmes, deux auteurs différents, ou comme ici, un seul auteur.
Un texte très court, sans illustration si ce n'est à la fin, la double page qui sépare les deux histoires, le portrait en noir et gris de chaque fillette.
Comme le titre le laisse entendre, on entre dans l'univers de deux soeurs, chacune regrettant sa place et enviant l’autre.
Un thème classique mais une bonne idée pour cette collection, mettre en parallèle les désirs et les frustrations des deux soeurs.
Des choses intéressantes, mais la forme m'a déçue.
Il s'agit d'un bout à l'autre d'une succession de courtes phrases, généralement d'une ligne, parfois deux au maximum.
Chacune se termine par un point d'exclamation côté petite soeur. Un simple point pour la grande.
C'est assez criant de vérité, une liste de récrimination comme tout enfant d'une fratrie a pu en faire un jour ou l’autre.
Mais une liste ne fait pas un roman !
Je n'ai pas trouvé un grand intérêt à lire cela.
J’aurais bien aimé voir l'avis de mes petites-filles, mais pour le moment, je n'ai pas réussi à les persuader de le lire !
PS : finalement, celle d e 8 ans, l'a lu, à ma demande, et m'a dit "C'est bien" ...
Ma note : 2,5 / 5
Extraits :
(Début)
Je la déteste quand elle danse.
Je la déteste quand elle mange.
Je la déteste quand elle dort.
Je la déteste quand elle parle.
Encore pire quand elle chante.
Je la déteste au point de la taper si elle chante.
(Début)
Elle se croit belle mais elle est moche !
Elle fait trop sa belle !
Tout le temps ça m'énerve !
Elle croit qu'elle sait tout parce qu'elle est grande !
Mais elle fait jamais rien !
Collection Boomerang 2 x 23 pages
Illustration : Anne-Lise Boutin
La collection Boomerang propose des petits romans doubles, recto verso.
Deux textes en parallèle, ou en symétrique. Parfois sur le même sujet, parfois deux versions de la même histoire vues par deux personnes, ou bien des textes garçon/fille.
Selon les thèmes, deux auteurs différents, ou comme ici, un seul auteur.
Un texte très court, sans illustration si ce n'est à la fin, la double page qui sépare les deux histoires, le portrait en noir et gris de chaque fillette.
Comme le titre le laisse entendre, on entre dans l'univers de deux soeurs, chacune regrettant sa place et enviant l’autre.
Un thème classique mais une bonne idée pour cette collection, mettre en parallèle les désirs et les frustrations des deux soeurs.
Des choses intéressantes, mais la forme m'a déçue.
Il s'agit d'un bout à l'autre d'une succession de courtes phrases, généralement d'une ligne, parfois deux au maximum.
Chacune se termine par un point d'exclamation côté petite soeur. Un simple point pour la grande.
C'est assez criant de vérité, une liste de récrimination comme tout enfant d'une fratrie a pu en faire un jour ou l’autre.
Mais une liste ne fait pas un roman !
Je n'ai pas trouvé un grand intérêt à lire cela.
J’aurais bien aimé voir l'avis de mes petites-filles, mais pour le moment, je n'ai pas réussi à les persuader de le lire !
PS : finalement, celle d e 8 ans, l'a lu, à ma demande, et m'a dit "C'est bien" ...
Ma note : 2,5 / 5
Extraits :
(Début)
Je la déteste quand elle danse.
Je la déteste quand elle mange.
Je la déteste quand elle dort.
Je la déteste quand elle parle.
Encore pire quand elle chante.
Je la déteste au point de la taper si elle chante.
(Début)
Elle se croit belle mais elle est moche !
Elle fait trop sa belle !
Tout le temps ça m'énerve !
Elle croit qu'elle sait tout parce qu'elle est grande !
Mais elle fait jamais rien !
jeudi 28 juillet 2016
La grève des enfants - Julien Artigue
Oskar éditeur 2015 - 42 pages
Une courte histoire très drôle, en même temps qu'une petite explication sur la grève, pourquoi, à quoi ça sert.
Bastien et ses copains n'aiment pas, mais alors vraiment pas l'école ; du moins les temps entre deux récréations.
Quand leur maîtresse les avise qu'elle sera absente pour cause de grève, bien entendu, tout ce qu'ils entendent, c'est l'absence, et ils sont ravis.
Dommage que ça passe vraiment trop vite (du moins de leur point de vue, car les avis des quelques adultes qui ont pu les garder tous pendant les grèves précédentes sont assez différents)
J'ai aimé d’ailleurs ce récit des jours de grève précédents, tout en humour, sans insister, mais où l'on devine fort bien la lassitude des adultes.
Et donc si la maîtresse a eu le droit de s'absenter pour cause de grève, pourquoi les élèves n'en feraient-ils pas autant à son retour ?
Très intelligemment, la maîtresse va fort bien jouer le jeu :
Vous voulez faire grève, pas de problème, mais quelles sont vos revendications ?
Ah, ne pas aller en cours ne suffit pas ?
Les élèves ne peinent pas pour trouver des tas de choses à corriger.
Et la maîtresse de leur promettre que tout va s'arranger selon leurs souhaits : ne pas travailler de toute la journée, manger tout ce qu'ils préfèrent, faire du sport tout l'après-midi....
Est-ce finalement si bien que ça ?
Un humour léger, une belle démonstration. Facile à lire et vraiment drôle.
Un auteur à suivre...
Extraits :
Après tout, pourquoi la maîtresse serait-elle la seule à disposer de ce privilège, hein ? Il n'y a pas de raison : tous les hommes naissent libres et égaux en droits, c'est même Mme Lafrape qui nous a enseigné ça en cours d'Histoire. Donc les enfants sont comme les maîtresses, ils ont le droit de faire grève ! Pourquoi on n'y avait pas pensé plus tôt ? C'était si simple ! Après tout, Bastien est peut-être un génie incompris ...
Elle [la maîtresse] a aussitôt enchaîné :
- J'ai trouvé cette journée très intéressante moi ! Pour vous faire plaisir, on remet ça dès demain !
Et là, figurez-vous qu'on a tous trouvé assez de forces pour cirer :
- Non, non, c'est bon ! Surtout pas ! On veut retrouver des journées normales !
Bastien a même surenchéri, clamant qu'il voulait qu'on lui serve de la soupe à la cantine !
Une courte histoire très drôle, en même temps qu'une petite explication sur la grève, pourquoi, à quoi ça sert.
Bastien et ses copains n'aiment pas, mais alors vraiment pas l'école ; du moins les temps entre deux récréations.
Quand leur maîtresse les avise qu'elle sera absente pour cause de grève, bien entendu, tout ce qu'ils entendent, c'est l'absence, et ils sont ravis.
Dommage que ça passe vraiment trop vite (du moins de leur point de vue, car les avis des quelques adultes qui ont pu les garder tous pendant les grèves précédentes sont assez différents)
J'ai aimé d’ailleurs ce récit des jours de grève précédents, tout en humour, sans insister, mais où l'on devine fort bien la lassitude des adultes.
Et donc si la maîtresse a eu le droit de s'absenter pour cause de grève, pourquoi les élèves n'en feraient-ils pas autant à son retour ?
Très intelligemment, la maîtresse va fort bien jouer le jeu :
Vous voulez faire grève, pas de problème, mais quelles sont vos revendications ?
Ah, ne pas aller en cours ne suffit pas ?
Les élèves ne peinent pas pour trouver des tas de choses à corriger.
Et la maîtresse de leur promettre que tout va s'arranger selon leurs souhaits : ne pas travailler de toute la journée, manger tout ce qu'ils préfèrent, faire du sport tout l'après-midi....
Est-ce finalement si bien que ça ?
Un humour léger, une belle démonstration. Facile à lire et vraiment drôle.
Un auteur à suivre...
Extraits :
Après tout, pourquoi la maîtresse serait-elle la seule à disposer de ce privilège, hein ? Il n'y a pas de raison : tous les hommes naissent libres et égaux en droits, c'est même Mme Lafrape qui nous a enseigné ça en cours d'Histoire. Donc les enfants sont comme les maîtresses, ils ont le droit de faire grève ! Pourquoi on n'y avait pas pensé plus tôt ? C'était si simple ! Après tout, Bastien est peut-être un génie incompris ...
Elle [la maîtresse] a aussitôt enchaîné :
- J'ai trouvé cette journée très intéressante moi ! Pour vous faire plaisir, on remet ça dès demain !
Et là, figurez-vous qu'on a tous trouvé assez de forces pour cirer :
- Non, non, c'est bon ! Surtout pas ! On veut retrouver des journées normales !
Bastien a même surenchéri, clamant qu'il voulait qu'on lui serve de la soupe à la cantine !
mercredi 27 juillet 2016
La ville orpheline - Victoria Hislop
Traduit de l'anglais par Alice Delarbre
Editions La Loupe Collection 17 (Grands caractères)
Volume 1
J'aime beaucoup l'écriture de Victoria Hislop.
Sa façon de mêler une vraie histoire romanesque, avec des personnages forts et attachants, et l'Histoire, sans que ce soit rébarbatif ou qu'on ait envie de zapper les passages plus historiques me séduit à chaque lecture.
J'ai un peu moins été passionnée cependant par ce début de la Ville orpheline que par L'Île des oubliés, sans que je sache si ça vient de l'histoire, ou du moment où je l'ai lu. On n'est pas toujours dans le même état d'esprit quand on lit.
J'ai bien aimé pourtant que presque tout ce volume se passe dans un hôtel haut de gamme, un sujet qui me plaît, je ne sais trop pourquoi. Suivre les préparatifs puis l'ouverture de ce palace dépayse presque autant que la vie à Chypre.
En outre, côté historique, il s'agit d’événements dont j'entendais parler régulièrement aux infos à cette époque, sans que j'en comprenne réellement les tenants et les aboutissants. Les noms m'évoquent des souvenirs, et je comprends mieux la question.
Victoria Hislop reprend ici le sujet de la cohabitation entre deux peuples, comme dans Le Fil des souvenirs. Cohabitation simple et agréable au départ, avant que la politique et les extrémistes ne s'en mêlent.
On entre moins cependant dans la vie de ces gens, Grecs vs Turcs, habitués à vivre en bonne intelligence ou au moins à s'ignorer, que dans le précédent.
Ici, outre le bel hôtel, et la vie de ceux qui y participent, la réflexion est surtout que dans tout conflit, toutes les communautés sont perdantes. De chaque côté, des morts, des malheurs, des familles brisées.
Roman après roman, Victoria Hislop nous fait pénétrer de l'intérieur dans l'histoire de ces peuples qu'elle connaît si bien, Grecs, Turcs, de la Crête à Chypre.
Ma note pour ce volume 1 : 3/5
Extraits :
Famagouste, 15 août 1972
Famagouste était d'or. La plage, les corps des vacanciers et les existences de ceux qui s'y étaient établis, tout était doré par la chaleur et la bonne fortune.
L'union du sable fin, pâle, et de la mer turquoise créait la plus parfaite des baies du Bassin méditerranéen, et l'on venait du monde entier jouir de ses températures douces, goûter le plaisir voluptueux des eaux calmes qui venaient gentiment vous caresser.
On y avait un avant-goût du paradis.
(Pour babelio :)
Lorsque Irini parlait de Makarios, elle pensait avec affection à un prêtre barbu. Son épouse aurait vénéré n'importe quel homme en tenue liturgique. Vasilis, lui, voyait un politicien aux yeux perçants et avait la conviction qu'il était constitué de deux versants très distincts.
…le contact d’une orange à la peau rugueuse dans sa paume, le poids d’un filet d’olives, le spectacle inattendu d’un tapis de pousses saillies de sa terre noire et fertile justifiaient tous ses efforts. À ses yeux, de telles joies transcendaient les autres et aidaient à anesthésier la douleur.
Chypre était un sujet de grande nostalgie pour eux tous. Les souvenirs de leurs existences merveilleuses restaient vivaces. L’air, le parfum des fleurs, l’arôme des oranges. Aucune de ces choses ne pourrait plus jamais être aussi douce.
Volume 2
Le 2e volume est moins "léger" que le 1er, qui malgré l'inquiétude qu'on sentait planer nous contait encore une ville insouciante et paradisiaque.
Curieusement ce deuxième volume est vraiment plus émouvant que le premier, et même s'il est bien plus triste, j'y suis mieux "entrée".
Je dis curieusement car en principe, il s'agit d'un roman en un seul tome, divisé en deux volumes pour les besoins de l'édition en grands caractères.
Il est donc un peu surprenant qu'il y ait (à mes yeux) tant de différence d'un à l'autre.
Même si on s'y attendait depuis le début, ça bascule soudain complètement.
Ici, comme dans d'autres titres de l’auteur, on voit de près l'amitié entre des familles de confessions différents, et le déchirement de se quitter. Sauf que là, ce n'est pas une amitié de longue date, mais une méfiance réciproque qui cède peu à peu le pas, à mesure qu'on se connait mieux.
Finalement, alors que je n'avais pas un grand enthousiasme au début, je n'ai plus pu le lâcher.
Dommage, une fois de plus, que la 4e de couv, du volume 1 ici, dévoile ce qui va se passer près de 400 pages plus loin, dans le 2e.
Ma note pour ce volume 2 : 4 / 5
Extrait :
- Pourquoi fuirions-nous devant notre propre peuple ? souligna Halit.
- Ce n'est pas notre peuple, papa ! Ils sont turcs.
- Ne sont-ils pas venus garantir notre sécurité ? rétorqua Halit.
[.....]
- C'est le chaos dehors. Comment sauront-ils qui est qui ?
Editions La Loupe Collection 17 (Grands caractères)
Volume 1
J'aime beaucoup l'écriture de Victoria Hislop.
Sa façon de mêler une vraie histoire romanesque, avec des personnages forts et attachants, et l'Histoire, sans que ce soit rébarbatif ou qu'on ait envie de zapper les passages plus historiques me séduit à chaque lecture.
J'ai un peu moins été passionnée cependant par ce début de la Ville orpheline que par L'Île des oubliés, sans que je sache si ça vient de l'histoire, ou du moment où je l'ai lu. On n'est pas toujours dans le même état d'esprit quand on lit.
J'ai bien aimé pourtant que presque tout ce volume se passe dans un hôtel haut de gamme, un sujet qui me plaît, je ne sais trop pourquoi. Suivre les préparatifs puis l'ouverture de ce palace dépayse presque autant que la vie à Chypre.
En outre, côté historique, il s'agit d’événements dont j'entendais parler régulièrement aux infos à cette époque, sans que j'en comprenne réellement les tenants et les aboutissants. Les noms m'évoquent des souvenirs, et je comprends mieux la question.
Victoria Hislop reprend ici le sujet de la cohabitation entre deux peuples, comme dans Le Fil des souvenirs. Cohabitation simple et agréable au départ, avant que la politique et les extrémistes ne s'en mêlent.
On entre moins cependant dans la vie de ces gens, Grecs vs Turcs, habitués à vivre en bonne intelligence ou au moins à s'ignorer, que dans le précédent.
Ici, outre le bel hôtel, et la vie de ceux qui y participent, la réflexion est surtout que dans tout conflit, toutes les communautés sont perdantes. De chaque côté, des morts, des malheurs, des familles brisées.
Roman après roman, Victoria Hislop nous fait pénétrer de l'intérieur dans l'histoire de ces peuples qu'elle connaît si bien, Grecs, Turcs, de la Crête à Chypre.
Ma note pour ce volume 1 : 3/5
Extraits :
Famagouste, 15 août 1972
Famagouste était d'or. La plage, les corps des vacanciers et les existences de ceux qui s'y étaient établis, tout était doré par la chaleur et la bonne fortune.
L'union du sable fin, pâle, et de la mer turquoise créait la plus parfaite des baies du Bassin méditerranéen, et l'on venait du monde entier jouir de ses températures douces, goûter le plaisir voluptueux des eaux calmes qui venaient gentiment vous caresser.
On y avait un avant-goût du paradis.
(Pour babelio :)
Lorsque Irini parlait de Makarios, elle pensait avec affection à un prêtre barbu. Son épouse aurait vénéré n'importe quel homme en tenue liturgique. Vasilis, lui, voyait un politicien aux yeux perçants et avait la conviction qu'il était constitué de deux versants très distincts.
…le contact d’une orange à la peau rugueuse dans sa paume, le poids d’un filet d’olives, le spectacle inattendu d’un tapis de pousses saillies de sa terre noire et fertile justifiaient tous ses efforts. À ses yeux, de telles joies transcendaient les autres et aidaient à anesthésier la douleur.
Chypre était un sujet de grande nostalgie pour eux tous. Les souvenirs de leurs existences merveilleuses restaient vivaces. L’air, le parfum des fleurs, l’arôme des oranges. Aucune de ces choses ne pourrait plus jamais être aussi douce.
Volume 2
Le 2e volume est moins "léger" que le 1er, qui malgré l'inquiétude qu'on sentait planer nous contait encore une ville insouciante et paradisiaque.
Curieusement ce deuxième volume est vraiment plus émouvant que le premier, et même s'il est bien plus triste, j'y suis mieux "entrée".
Je dis curieusement car en principe, il s'agit d'un roman en un seul tome, divisé en deux volumes pour les besoins de l'édition en grands caractères.
Il est donc un peu surprenant qu'il y ait (à mes yeux) tant de différence d'un à l'autre.
Même si on s'y attendait depuis le début, ça bascule soudain complètement.
Ici, comme dans d'autres titres de l’auteur, on voit de près l'amitié entre des familles de confessions différents, et le déchirement de se quitter. Sauf que là, ce n'est pas une amitié de longue date, mais une méfiance réciproque qui cède peu à peu le pas, à mesure qu'on se connait mieux.
Finalement, alors que je n'avais pas un grand enthousiasme au début, je n'ai plus pu le lâcher.
Dommage, une fois de plus, que la 4e de couv, du volume 1 ici, dévoile ce qui va se passer près de 400 pages plus loin, dans le 2e.
Ma note pour ce volume 2 : 4 / 5
Extrait :
- Pourquoi fuirions-nous devant notre propre peuple ? souligna Halit.
- Ce n'est pas notre peuple, papa ! Ils sont turcs.
- Ne sont-ils pas venus garantir notre sécurité ? rétorqua Halit.
[.....]
- C'est le chaos dehors. Comment sauront-ils qui est qui ?
mardi 26 juillet 2016
Vachement moi ! - Emmanuel Bourdier
Illustré par Robin
Éditeur : Nathan 2010 - 73 pages
Emprunté au hasard à la bibliothèque, une très chouette "première lecture". Enfin, très vache, mais vraiment drôle et bien menée (au pré ?)
Paul vit dans un monde à peine futur, très proche de nous.
Juste une petite évolution qui facilite la vie de tous (?) : un code-barres dans la main, et hop, à l’entrée de l’école, on scanne chaque enfant comme les livres au prêt.
Plus d’appel, de fiches qui se perdent, d'erreurs sur les listes de cantine, on sait ainsi qui est là. On sait aussi tout sur chacun, ce qui ne semble déranger personne.
Ce code est bien plaisant, on peut choisir sa couleur, et de plus, la fin de chacun fait un joli surnom en langage SMS : 13-NRV pour Paul, T1ZEN, ou plus dur à porter 1Q9, et pour sa copine de coeur A1-2C4.
Oui mais voilà, dans le meilleur des mondes, parfois la technique s'enraye.
Pas à cause d'une peau de banane, ni même de crottes de chien. Non, Paul glisse sur un flan aux abricots.
Rien de grave, un peu (beaucoup) de honte, et les mains légèrement abîmées.
Et c'est là que tout dérape.
Scan de sa main à l'entrée de l'école :
" - Vous ne pouvez pas entrer dans l'établissement.
- Pourquoi ?
- Parce que les animaux sont interdits dans les locaux.
[très longue discussion avec le concierge "Un hippopotame avec un cerveau de ver de terre."]
- L'ordinateur est formel, vous êtes une vache."
Et à partir de là, tout s'embrouille.
Directeur et concierge ne font confiance qu'à l'ordinateur, alors qu'ils ont Paul en face d'eux. Paul qui sait bien qu'il n'est pas une vache, qui cherche à leur démontrer de façon parfois même dangereuse.
Les parents semblent parfois douter un peu aussi. Et même le lecteur, car certaines réactions sont équivoques.
Bref, on rit beaucoup, avec en même temps une jolie réflexion sur l'usage de la technologie sans esprit critique.
Et, ce qui n'est jamais évident sur un livre si court, une chute excellente.
Un joli coup de coeur, pour les lecteurs débutants et même les autres.
PS : Je viens de le lire à haute voix, et ça a bien intéressé mes trois petits-enfants présents (4, 8 et 10 ans !) et les a beaucoup amusés.
Ma note : 5/5
Extrait :
- Cela fait quinze ans que je dirige cette école et c'est bien la première fois qu’une vache tente de s'y introduire.
- Si je peux me permettre, monsieur, je ne suis pas une vache ...
[...]
attachez-la à un arbre dans l a cour pendant que je téléphone au ministère pour avoir des instructions.
[...]
Je demeurai là, assis au pied de l'arbre, ruminant que je n'étais pas une vache mais qu'ils me rendaient chèvre.
[...]
Je pris un chewing-gum dans ma poche pour le mâcher lentement, en repensant à la jolie locomotive.
Éditeur : Nathan 2010 - 73 pages
Emprunté au hasard à la bibliothèque, une très chouette "première lecture". Enfin, très vache, mais vraiment drôle et bien menée (au pré ?)
Paul vit dans un monde à peine futur, très proche de nous.
Juste une petite évolution qui facilite la vie de tous (?) : un code-barres dans la main, et hop, à l’entrée de l’école, on scanne chaque enfant comme les livres au prêt.
Plus d’appel, de fiches qui se perdent, d'erreurs sur les listes de cantine, on sait ainsi qui est là. On sait aussi tout sur chacun, ce qui ne semble déranger personne.
Ce code est bien plaisant, on peut choisir sa couleur, et de plus, la fin de chacun fait un joli surnom en langage SMS : 13-NRV pour Paul, T1ZEN, ou plus dur à porter 1Q9, et pour sa copine de coeur A1-2C4.
Oui mais voilà, dans le meilleur des mondes, parfois la technique s'enraye.
Pas à cause d'une peau de banane, ni même de crottes de chien. Non, Paul glisse sur un flan aux abricots.
Rien de grave, un peu (beaucoup) de honte, et les mains légèrement abîmées.
Et c'est là que tout dérape.
Scan de sa main à l'entrée de l'école :
" - Vous ne pouvez pas entrer dans l'établissement.
- Pourquoi ?
- Parce que les animaux sont interdits dans les locaux.
[très longue discussion avec le concierge "Un hippopotame avec un cerveau de ver de terre."]
- L'ordinateur est formel, vous êtes une vache."
Et à partir de là, tout s'embrouille.
Directeur et concierge ne font confiance qu'à l'ordinateur, alors qu'ils ont Paul en face d'eux. Paul qui sait bien qu'il n'est pas une vache, qui cherche à leur démontrer de façon parfois même dangereuse.
Les parents semblent parfois douter un peu aussi. Et même le lecteur, car certaines réactions sont équivoques.
Bref, on rit beaucoup, avec en même temps une jolie réflexion sur l'usage de la technologie sans esprit critique.
Et, ce qui n'est jamais évident sur un livre si court, une chute excellente.
Un joli coup de coeur, pour les lecteurs débutants et même les autres.
PS : Je viens de le lire à haute voix, et ça a bien intéressé mes trois petits-enfants présents (4, 8 et 10 ans !) et les a beaucoup amusés.
Ma note : 5/5
Extrait :
- Cela fait quinze ans que je dirige cette école et c'est bien la première fois qu’une vache tente de s'y introduire.
- Si je peux me permettre, monsieur, je ne suis pas une vache ...
[...]
attachez-la à un arbre dans l a cour pendant que je téléphone au ministère pour avoir des instructions.
[...]
Je demeurai là, assis au pied de l'arbre, ruminant que je n'étais pas une vache mais qu'ils me rendaient chèvre.
[...]
Je pris un chewing-gum dans ma poche pour le mâcher lentement, en repensant à la jolie locomotive.
lundi 25 juillet 2016
La bonne humeur de Loup gris - Gilles Bizouerne & Ronan Badel
Histoire racontée par Gilles Bizouerne, libre adaptation à partir de plusieurs versions du conte populaire "Le loup perd sa proie"
Illustrateur : Ronan Badel
Éditeur : Didier jeunesse 2013
Format : 25 x 25 np.
Ce loup est dessiné bizarrement, mais que cette histoire est drôle !
Un loup très vantard mais pas très futé, qui prévient ses futures victimes.
Lesquelles trouvent toutes une astuce fort différente pour s'en sortir.
Un conte en randonnée, mais sans aucune monotonie, le loup se répète, mais ses interlocuteurs rivalisent d'idées.
De plus, avec les plus grands, on s'amuse à essayer de deviner, avant de tourner la page, que va-t-il arriver au loup cette fois.
Une bonne morale sous entendue (il vaut mieux agir que parler si on veut arriver à ses fins).
Un changement de couleur d'écriture lorsqu'il s'agit d'un dialogue.
Des parties de textes écrites en plus gros.
Et enfin, la dernière partie, les paroles du loup sans dents, est très drôle à lire à haute voix.
Je pioche rarement dans les contes quand je vais à la bibliothèque, et là, c'est un joli coup de coeur.
Extraits :
"Holà ! C'est moi, le LOUOUUUUP, je suis le plus beau, le plus costaud !
Petit mouton, ta vie est finie. Crois-moi, je vais t'attraper.
HA, HA, HA !"
"Ooooh! Fe mahin, fe me fuis réheillé de oooonne humeur. Et me voifi aèc le ront BOFFELÉ, le venre ouours AFFAHÉ, une batte BLEFFÉE, la heue à moihié OUBÉE, la mâhoire FRACAFFÉE et les dents BRIFÉES ! "
Illustrateur : Ronan Badel
Éditeur : Didier jeunesse 2013
Format : 25 x 25 np.
Ce loup est dessiné bizarrement, mais que cette histoire est drôle !
Un loup très vantard mais pas très futé, qui prévient ses futures victimes.
Lesquelles trouvent toutes une astuce fort différente pour s'en sortir.
Un conte en randonnée, mais sans aucune monotonie, le loup se répète, mais ses interlocuteurs rivalisent d'idées.
De plus, avec les plus grands, on s'amuse à essayer de deviner, avant de tourner la page, que va-t-il arriver au loup cette fois.
Une bonne morale sous entendue (il vaut mieux agir que parler si on veut arriver à ses fins).
Un changement de couleur d'écriture lorsqu'il s'agit d'un dialogue.
Des parties de textes écrites en plus gros.
Et enfin, la dernière partie, les paroles du loup sans dents, est très drôle à lire à haute voix.
Je pioche rarement dans les contes quand je vais à la bibliothèque, et là, c'est un joli coup de coeur.
Extraits :
"Holà ! C'est moi, le LOUOUUUUP, je suis le plus beau, le plus costaud !
Petit mouton, ta vie est finie. Crois-moi, je vais t'attraper.
HA, HA, HA !"
"Ooooh! Fe mahin, fe me fuis réheillé de oooonne humeur. Et me voifi aèc le ront BOFFELÉ, le venre ouours AFFAHÉ, une batte BLEFFÉE, la heue à moihié OUBÉE, la mâhoire FRACAFFÉE et les dents BRIFÉES ! "
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