Comme le premier tome "Elinor", ce volume commence par un décès, qui n'apporte pas de tristesse, mais un soulagement pour l'héroïne.
Dans le précédent, c'était la mort de son beau-père, qui laissait Elinor libre, mais sans le sou et obligée de fuir. Ici, le décès subit de son mari libère "Lillian" d'un mariage difficile, mais elle doit fuir d'urgence des beaux-parents qui veulent la garder prisonnière, voire pire.
Si on découvre d'entrée de nouveaux personnages, ce roman est bien la suite immédiate du premier.
Car après quelques péripéties, tout ce petit monde va se retrouver à Ollerthwaite. Où Walter Crossley continue à accueillir tout le monde, et à essayer à la fois d'aider un maximum de gens, et par la même occasion de faire revivre sa vallée un peu endormie.
Et ça fait un bien fou de s'inviter dans un monde où les gens essaient de s'entraider, de vivre ensemble malgré le manque de possibilité de déplacements.
Bien sûr, il y a quelques méchants (on s'ennuierait sans cela 😉) mais on se sent bien au bord du lac de la Reine.
C'est très feel good, on devine souvent ce qui va se passer, Walter a une âme de marieur, et ça fonctionne, mais Anna Jacobs a comme toujours une plume très addictive.
C'est un vrai bonheur de s'immerger dans ce petit monde, j'ai encore dévoré ce roman trop vite, et j'y serais bien restée encore. Vivement le troisième !
La romance va-t-elle même toucher Walter lui-même ? Ça se pourrait bien !
Après avoir fait tant de bien autour de lui, n'y aurait-il pas droit ?
Extraits :
Il découvrait avec étonnement que si on voulait manger des produits frais, des courses fréquentes étaient nécessaires.
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Il n'en reste pas moins que la limite de vitesse actuelle n'est pas réaliste, elle est trop basse. Si les pouvoirs publics veulent qu'on la respecte, il va falloir la changer. Des amis londoniens bien informés m'ont dit qu'on envisage de l'augmenter à douze voire quinze kilomètres à l'heure.
- Une telle mesure serait scandaleuse ! C'est beaucoup trop rapide, les personnes âgées et les enfants n'auront pas le temps de se ranger sur le bas-côté.
- Je ne pense pas qu'on puisse arrêter le développement de l'automobile, ni même le ralentir.
***
Il ne fallait pas oublier que les femmes constituaient la moitié de la population. Elles aussi occupaient les logements et y travaillaient. Edward jugeait irrationnel de ne pas les consulter.
Il se souvint avec tendresse de sa mère, qui n'avait cessé de répéter partout où ils habitaient : " Les hommes devraient être obligés de trimer dans les cuisines et les buanderies qu'ils ont si mal conçues."
Titre original : Golden Dreams. Jubilee Lake Saga Book two (2023)
Traduit de l'anglais par Catherine Delaruelle.
Éditeur : L'Archipel - 11 juin 2026 - 336 p. - 22.90 €
Épreuves non corrigées lues en numérique
Lu via NetGalley que je remercie.
Mes autres lectures d'Anna Jacobs :
En attente de lecture : 5. Les Retrouvailles
Les Pionnières
Le Vent de l'Espoir
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