Après le premier volume de Clodomir Mousqueton, puis Roi de la scène ! revoilà Clodomir dans une nouvelle aventure (il en existe un autre volume que je n'ai pas lu)
Cette fois, il est question de télé, et de culture.
Clodomir peste en regardant un jeu de questions, parce qu'il trouve les candidats nuls.
Marcel parvient à le défier pour le convaincre de participer à l'émission.
Voici donc notre grognon parti en train avec son "fan club" d'enfants, puis dans les coulisses de l'émission.
Un petit roman sans prétention mais qui, comme les précédents, est à la fois facile à lire, très bien écrit, et amusant.
Avec juste ce qu'il faut de mots un peu familier pour faire rire les enfants.
Je n'ai pas eu le même coup de coeur que pour le premier tome, qui porte sur le plaisir de la lecture, mais c'est fort drôle, et j'ai mieux accroché qu'avec le second.
Ecrit gros, illustré à chaque page, une bonne approche de la lecture pour les débutants.
Extraits :
mardi 16 octobre 2018
lundi 15 octobre 2018
Un Troupal de Chevals - Anne Schmauch
Très drôle et original, de l’importance des mots. Existe-t-on vraiment tant qu'on ne nous nomme pas ?
Depuis qu'il est paru, j'essayais désespérément de dénicher ce livre (merci à ma petite-fille qui l'a emprunté pour moi à sa bibliothèque finalement !)
J'avoue que c'est le nom de l'autrice qui m'a attirée de prime abord après m'être régalée de Mémé Dusa, et le titre qui m'a retenue, j’adore la sonorité d' "Un troupal de chevals" (hémistiche d'alexandrin en plus). Le dessin de couverture a fini de me convaincre (!) et sans même voir le résumé j'ai tenu à le lire.
Pas de déception !
Mélisande vit tranquillement entre une mère comédienne, souvent absente et toujours un peu comédienne dans sa vie quotidienne ; un père correcteur des célèbres dictionnaires Labrousse, à ne déranger sous aucun prétexte pendant les trois mois précédant la parution annuelle ; un voisin de classe et d'école, spécialiste des bêtises et pas vraiment son copain, et deux baby-sitters l'un espagnol l'autre russe, avec qui elle ne communique que par gestes.
Jusqu'au jour où quatre Chevals sonnent chez elle, insistant pour rencontrer son père, pour pouvoir enfin figurer dans le dictionnaire, et donc exister aux yeux de tous.
À partir de là, la vie de Mélisande va singulièrement se compliquer.
J'ai aimé cette aventure originale, j'ai aimé un soudain rebondissement que je n'avais pas vu arriver. J'ai aimé surtout l'idée qu'être nommé dans un dictionnaire, c'est exister (et pourtant, les licornes ... :-) il en est question)
Un bon petit roman accessible à tout âge. Et que les parents se rassurent, ça ne va pas inciter à dire des chevals. Bien au contraire, on insiste tout le long du roman sur l'erreur que ça constitue normalement.
Une évocation intéressante du travail de correcteur, même si celui-ci est sans doute un peu spécial. En ces temps où ils semblent tendre vers la disparition, c'est bien d'en parler !
Et aussi on découvre un peu de la "fabrication" d'un dictionnaire. On n'aborde pas souvent ce sujet.
Au passage, on trouve quelques mots inventés assez drôles.
Depuis qu'il est paru, j'essayais désespérément de dénicher ce livre (merci à ma petite-fille qui l'a emprunté pour moi à sa bibliothèque finalement !)
J'avoue que c'est le nom de l'autrice qui m'a attirée de prime abord après m'être régalée de Mémé Dusa, et le titre qui m'a retenue, j’adore la sonorité d' "Un troupal de chevals" (hémistiche d'alexandrin en plus). Le dessin de couverture a fini de me convaincre (!) et sans même voir le résumé j'ai tenu à le lire.
Pas de déception !
Mélisande vit tranquillement entre une mère comédienne, souvent absente et toujours un peu comédienne dans sa vie quotidienne ; un père correcteur des célèbres dictionnaires Labrousse, à ne déranger sous aucun prétexte pendant les trois mois précédant la parution annuelle ; un voisin de classe et d'école, spécialiste des bêtises et pas vraiment son copain, et deux baby-sitters l'un espagnol l'autre russe, avec qui elle ne communique que par gestes.
Jusqu'au jour où quatre Chevals sonnent chez elle, insistant pour rencontrer son père, pour pouvoir enfin figurer dans le dictionnaire, et donc exister aux yeux de tous.
À partir de là, la vie de Mélisande va singulièrement se compliquer.
J'ai aimé cette aventure originale, j'ai aimé un soudain rebondissement que je n'avais pas vu arriver. J'ai aimé surtout l'idée qu'être nommé dans un dictionnaire, c'est exister (et pourtant, les licornes ... :-) il en est question)
Un bon petit roman accessible à tout âge. Et que les parents se rassurent, ça ne va pas inciter à dire des chevals. Bien au contraire, on insiste tout le long du roman sur l'erreur que ça constitue normalement.
Une évocation intéressante du travail de correcteur, même si celui-ci est sans doute un peu spécial. En ces temps où ils semblent tendre vers la disparition, c'est bien d'en parler !
Et aussi on découvre un peu de la "fabrication" d'un dictionnaire. On n'aborde pas souvent ce sujet.
Au passage, on trouve quelques mots inventés assez drôles.
dimanche 14 octobre 2018
Pourquoi j'utilise le mot autrice ...
Il est rare que j’utilise ce blog pour un billet personnel, je préfère y partager mes lectures.
Mais aujourd’hui, je voudrais insister sur mon choix d’utiliser systématiquement le mot autrice (et c'est souvent, je n'ai pas fait de statistiques, mais je pense que mes lectures sont largement plus féminines que masculines, sans que ce soit intentionnel. Simplement ce sont mes préférées).
On me dit parfois (surtout quand je l’utilise à l'oral) que c'est moche.
Pour moi, une réalité, un objet, peuvent être beaux ou moches, mais un mot, il est simplement utile pour nommer cette réalité ou cet objet.
Comme je ne saurais vous expliquer de façon correcte mon choix, je me permets d'emprunter ceux d’une autrice que je lis beaucoup et dont j'admire tous les textes (et forcément, elle écrit mieux que moi !!)
[...]
Si en revanche vous avez des commentaires, merci de bien vouloir lire le texte en entier:
Mais aujourd’hui, je voudrais insister sur mon choix d’utiliser systématiquement le mot autrice (et c'est souvent, je n'ai pas fait de statistiques, mais je pense que mes lectures sont largement plus féminines que masculines, sans que ce soit intentionnel. Simplement ce sont mes préférées).
On me dit parfois (surtout quand je l’utilise à l'oral) que c'est moche.
Pour moi, une réalité, un objet, peuvent être beaux ou moches, mais un mot, il est simplement utile pour nommer cette réalité ou cet objet.
Comme je ne saurais vous expliquer de façon correcte mon choix, je me permets d'emprunter ceux d’une autrice que je lis beaucoup et dont j'admire tous les textes (et forcément, elle écrit mieux que moi !!)
[...]
Si vous êtes pressés, en voici un très bref résumé :
S'il est légitime de vouloir utiliser une forme féminine du nom "auteur" lorsqu'il désigne une femme, pourquoi aller fabriquer un néologisme grammaticalement aberrant (auteure), plutôt que de réhabiliter une forme morphologiquement régulière et historiquement attestée (autrice) ?
S'il est légitime de vouloir utiliser une forme féminine du nom "auteur" lorsqu'il désigne une femme, pourquoi aller fabriquer un néologisme grammaticalement aberrant (auteure), plutôt que de réhabiliter une forme morphologiquement régulière et historiquement attestée (autrice) ?
Si en revanche vous avez des commentaires, merci de bien vouloir lire le texte en entier:
"A tous les rédacteurs et toutes les rédacteures du Monde
Vous tiquez à la lecture de ce titre ? Normal, c’est quoi, ce féminin en -teure ? Et pourtant vous, journalistes du « Monde », vous continuez à écrire à longueur de colonnes le mot « auteure ». Personnellement, j’ai d’abord été appelée « auteur jeunesse » et cela ne me convenait guère, vu que je suis une femme. Je suis donc tout à fait d’accord pour que l’on féminise le nom. Mais alors, faisons-le dans les règles. Que je rappelle ici (source : Guide d’aide à la féminisation des noms de métiers, titres, grades et fonctions, ATILF, site dépendant du CNRS) :
La forme féminine des masculins en –teur se termine par -trice dans les conditions suivantes :
• il n’existe pas de verbe correspondant au nom (agriculteur, aviateur, instituteur, recteur...),
• il existe un verbe correspondant au nom, mais dont la terminaison ne comporte pas de -t- (accompagner-accompagnateur ; calculer-calculateur ; conduire-conducteur...),
• indépendamment de l'existence d'un verbe correspondant, il existe un nom corrélé morphologiquement se terminant par, -tion, -ture, -taire ou -torat (éditeur-édition; lecteur-lecture ; tuteur-tutorat...)
La forme féminine des masculins en –teur se termine par -trice dans les conditions suivantes :
• il n’existe pas de verbe correspondant au nom (agriculteur, aviateur, instituteur, recteur...),
• il existe un verbe correspondant au nom, mais dont la terminaison ne comporte pas de -t- (accompagner-accompagnateur ; calculer-calculateur ; conduire-conducteur...),
• indépendamment de l'existence d'un verbe correspondant, il existe un nom corrélé morphologiquement se terminant par, -tion, -ture, -taire ou -torat (éditeur-édition; lecteur-lecture ; tuteur-tutorat...)
Mais voici que les auteurs de ce guide ajoutent :
Pour les termes auteur, docteur et pasteur, les formes morphologiquement régulières et attestées en -trice ou en -oresse (autrice, aut(h)oresse, doctrice, pastoresse) ne sont plus acceptées aujourd'hui.
Pour les termes auteur, docteur et pasteur, les formes morphologiquement régulières et attestées en -trice ou en -oresse (autrice, aut(h)oresse, doctrice, pastoresse) ne sont plus acceptées aujourd'hui.
Donc le féminin « auteure » est un barbarisme (qui nous vient du Québec), alors que la forme régulière « autrice » est attestée en français jusqu’au XVIIème siècle, date à laquelle les Académiciens ont jugé bon de le supprimer comme beaucoup d’autres termes féminins désignant des métiers « nobles ». La question qui se pose (que je vous pose) alors est : si l’on souhaite, comme c’est bien légitime, féminiser le mot « auteur » quand il désigne une femme, pourquoi créer un néologisme morphologiquement erroné plutôt que de réhabiliter la forme régulière et attestée ?
Parce qu’ « autrice » sonne mal et écorche les oreilles ? Ah bon ? Et « actrice », ça écorche les oreilles aussi ? Simple question d’habitude.
Parce que « professeure » et « ingénieure », également venus du Québec, sont déjà couramment employés ? Mais ce ne sont pas des noms terminés en –teur auxquels on peut appliquer la règle énoncée plus haut.
Serait-ce plutôt parce qu’ « auteure », avec son petit « e » muet, reste une féminisation inaudible, à peine visible, qui, si elle contrevient à la règle grammaticale, ne dérange pas vraiment l’ordre établi : aux hommes les professions et occupations de prestige ? Mais même cet argument machiste ne tient pas, car nous avons des « directrices », des « aviatrices », des « éditrices », et pas seulement des « institutrices », des « agricultrices » ou des « factrices ». (Mais pas de « dictatrices », c’est vrai !).
Parce qu’ « autrice » sonne mal et écorche les oreilles ? Ah bon ? Et « actrice », ça écorche les oreilles aussi ? Simple question d’habitude.
Parce que « professeure » et « ingénieure », également venus du Québec, sont déjà couramment employés ? Mais ce ne sont pas des noms terminés en –teur auxquels on peut appliquer la règle énoncée plus haut.
Serait-ce plutôt parce qu’ « auteure », avec son petit « e » muet, reste une féminisation inaudible, à peine visible, qui, si elle contrevient à la règle grammaticale, ne dérange pas vraiment l’ordre établi : aux hommes les professions et occupations de prestige ? Mais même cet argument machiste ne tient pas, car nous avons des « directrices », des « aviatrices », des « éditrices », et pas seulement des « institutrices », des « agricultrices » ou des « factrices ». (Mais pas de « dictatrices », c’est vrai !).
Le choix de la rédaction du « Monde » ne me paraît donc aucunement justifié et je le déplore car il est en votre pouvoir, à vous qui écrivez dans un journal considéré comme une référence, d’influencer grandement l’usage de la langue. Pour ma part, comme beaucoup de mes consœurs, je me reconnais dans ce mot d’« autrice ».
Pascale Maret
Professeure agrégée de Lettres modernes
Ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure
Autrice jeunesse
Professeure agrégée de Lettres modernes
Ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure
Autrice jeunesse
PS- Devinette : quel est le mot féminin en –trice qui n’a pas de masculin ?
(Solution : cantatrice)
(Solution : cantatrice)
samedi 13 octobre 2018
Le maître est un dragon
Encore un amusant petit roman dans cette collection que j'aime bien. Tout à fait adaptée à une première lecture.
Sur le premier rabat de couverture, thème; lieu, et les personnages en image et nom. Ce qui aide à la compréhension.
Sur le dernier rabat, les mots expliqués, qui apparaissent en couleur dans le texte.
Beaucoup d’illustrations, mais un vrai texte, et une vraie histoire.
Le jour de la rentrée, Hector est plutôt inquiet, et sa "charmante" grande soeur en rajoute en le prévenant que son maître est un vrai dragon.
Ce n'est pas fait pour le rassurer.
Mais finalement ... dragon ou pas ?
Je regrette juste que soit précisé sur la couverture "Pour le CE1". Je trouve ça très réducteur.
Des élèves plus jeunes risquent d'hésiter alors qu'il est facile à lire. Et gênant si on veut le proposer à de tous petits lecteurs plus âgés.
A la fin 8 pages de jeux variés. A la fois ludiques et permettant d'apprécier la compréhension du texte par le lecteur.
Extrait :
Sur le premier rabat de couverture, thème; lieu, et les personnages en image et nom. Ce qui aide à la compréhension.
Sur le dernier rabat, les mots expliqués, qui apparaissent en couleur dans le texte.
Beaucoup d’illustrations, mais un vrai texte, et une vraie histoire.
Le jour de la rentrée, Hector est plutôt inquiet, et sa "charmante" grande soeur en rajoute en le prévenant que son maître est un vrai dragon.
Ce n'est pas fait pour le rassurer.
Mais finalement ... dragon ou pas ?
Je regrette juste que soit précisé sur la couverture "Pour le CE1". Je trouve ça très réducteur.
Des élèves plus jeunes risquent d'hésiter alors qu'il est facile à lire. Et gênant si on veut le proposer à de tous petits lecteurs plus âgés.
A la fin 8 pages de jeux variés. A la fois ludiques et permettant d'apprécier la compréhension du texte par le lecteur.
Extrait :
vendredi 12 octobre 2018
Le copain de Tim est harcelé (Rue des copains) - Sylvaine Jaoui - Annelore Parot
Entre album, première lecture, B.D. et documentaire, un sympathique petit livre bien construit sur un thème hélas important.
Cette série qui en est déjà à son 9e tome m'avait échappé jusqu’à présent (et pourtant, tous les livres de Sylvaine Jaoui que j'ai lus ont été autant de coups de coeur.)
J'ai trouvé le thème bien traité, la solution proposée originale.
Qu'il s'agisse de harcèlement ou de racket, sujets d'actualité, je regrette toujours quand le livre n'oriente pas vers la solution indispensable : se confier à un adulte.
Ici, c'est clairement dit, et en plus, les enfants se mobilisent pour aider leur copain.
Satisfaisant donc côté texte, et aussi côté présentation : une bande de 6 copains, des dessins bien typés pour qu'on les reconnaisse, beaucoup d'illustrations, une police de caractère bien lisible et adaptée aux dys.
Et à la fin, deux pages d'Atelier créatif, pour fabriquer l'amulette dont il est question dans l’histoire.
Je rêve que cette collection détrône un peu les Max et Lili dans notre bibliothèque ! Bon, on n'y est pas près, (ne serait-ce que par le nombre) mais on peut rêver non ?
Cette série qui en est déjà à son 9e tome m'avait échappé jusqu’à présent (et pourtant, tous les livres de Sylvaine Jaoui que j'ai lus ont été autant de coups de coeur.)
J'ai trouvé le thème bien traité, la solution proposée originale.
Qu'il s'agisse de harcèlement ou de racket, sujets d'actualité, je regrette toujours quand le livre n'oriente pas vers la solution indispensable : se confier à un adulte.
Ici, c'est clairement dit, et en plus, les enfants se mobilisent pour aider leur copain.
Satisfaisant donc côté texte, et aussi côté présentation : une bande de 6 copains, des dessins bien typés pour qu'on les reconnaisse, beaucoup d'illustrations, une police de caractère bien lisible et adaptée aux dys.
Et à la fin, deux pages d'Atelier créatif, pour fabriquer l'amulette dont il est question dans l’histoire.
Je rêve que cette collection détrône un peu les Max et Lili dans notre bibliothèque ! Bon, on n'y est pas près, (ne serait-ce que par le nombre) mais on peut rêver non ?
jeudi 11 octobre 2018
Le trésor de l'île sans nom - Gilles Abier
Un roman de pirates, original, drôle et plein de rebondissements et d’aventures.
Parce qu'ici, et bien, les pirates sont absents, ils n’arriveront qu'à la fin pour mettre les pieds sous la table !!
Mais leurs enfants, surnommés les Coquins, sont de la jolie graine de pirates !!
Tous rassemblés sur cette île sans nom, où leurs parents espèrent leur donner une belle éducation, vraiment, avec tenue irréprochable, savoir être poli, mettre une belle table, s'habiller dignement.
Ce que les coquins apprécient moyennement.
Et le bateau qui approche, ce ne sont justement pas des pirates. Et pourtant, bien plus dangereux (et déplaisant aussi !)
Les Coquins vont donc devoir mettre en oeuvre tout leur savoir-faire, leurs dons et leurs astuces. Ça ne sera pas triste.
Ici, les lanceurs d'alerte sont des chats, on a cependant l'inévitable perroquet, mais qui a un rôle utile, pas seulement en paroles.
D'un chapitre à l'autre, on suit à tour de rôle les différents personnages, habitants de l'île, occupants du bateau, et c'est plein de surprises.
J'avoue m'être parfois un peu perdue dans les noms et les péripéties (heu, qui est à quel endroit de l'île ?) mais on s’amuse beaucoup à suivre ces enfant si futés, et aussi à découvrir ce qui se trame sur le bateau.
De Gilles Abier, j'avais particulièrement aimé Une Graine en cadeau, et aussi Noël au placard.
Ici, on est plus dans le roman d'aventures, avec toujours de l'humour aussi, mais il y a tout de même matière à réflexion, et c'est très agréable à lire.
Et lisez aussi la suite : La Bataille du Triple-Buse
Extraits :
Parce qu'ici, et bien, les pirates sont absents, ils n’arriveront qu'à la fin pour mettre les pieds sous la table !!
Mais leurs enfants, surnommés les Coquins, sont de la jolie graine de pirates !!
Tous rassemblés sur cette île sans nom, où leurs parents espèrent leur donner une belle éducation, vraiment, avec tenue irréprochable, savoir être poli, mettre une belle table, s'habiller dignement.
Ce que les coquins apprécient moyennement.
Et le bateau qui approche, ce ne sont justement pas des pirates. Et pourtant, bien plus dangereux (et déplaisant aussi !)
Les Coquins vont donc devoir mettre en oeuvre tout leur savoir-faire, leurs dons et leurs astuces. Ça ne sera pas triste.
Ici, les lanceurs d'alerte sont des chats, on a cependant l'inévitable perroquet, mais qui a un rôle utile, pas seulement en paroles.
D'un chapitre à l'autre, on suit à tour de rôle les différents personnages, habitants de l'île, occupants du bateau, et c'est plein de surprises.
J'avoue m'être parfois un peu perdue dans les noms et les péripéties (heu, qui est à quel endroit de l'île ?) mais on s’amuse beaucoup à suivre ces enfant si futés, et aussi à découvrir ce qui se trame sur le bateau.
De Gilles Abier, j'avais particulièrement aimé Une Graine en cadeau, et aussi Noël au placard.
Ici, on est plus dans le roman d'aventures, avec toujours de l'humour aussi, mais il y a tout de même matière à réflexion, et c'est très agréable à lire.
Et lisez aussi la suite : La Bataille du Triple-Buse
Extraits :
mercredi 10 octobre 2018
La planète interdite - Yves Grevet
Et en effet, je me suis régalée à cette lecture rapide.
Une bonne façon facile d'aborder la Science-fiction. Mais aussi une belle réflexion sur le racisme, l'accueil des différences. Et en douceur des questionnements sur les manipulations de l’histoire "officielle". Et notre avenir ?
Je l'ai terminé très émue.
C'est facile, à la portée de tous, et excellent ; lisez-le, faites-le lire.
Extraits :
Je déteste obéir à un ordre sans en comprendre la nécessité. Pourtant je sais que la plupart du temps, c'est une attitude raisonnable qui évite bien des ennuis.
mardi 9 octobre 2018
Une petite place sur cette terre - Hélène Montardre
Quel conte merveilleux, quel roman surprenant.
On va découvrir à la fois la vie misérable des sans papier, chassés d'un endroit à l’autre, une légende de la mythologie grecque, et un épisode à la Robinson Crusoé (en plus tendre et plus émouvant) le tout s’entrecroisant de façon inattendue et logique.
J'ai eu au départ un peu de mal à y entrer vraiment (pas à entrer dans la lecture, il se lit très facilement, mais à me sentir proche des personnages) car on n'a pas de repères de lieux, de dates ... ce qui est logique, on est entre le conte et la mythologie, tout en étant hélas ancré dans notre actualité la plus terrible.
Très vite, je n' ai plus pu le lâcher, et je l'ai lu jusqu’au bout, presque sans respirer !
Un duo tendre et émouvant, Rudy et sa maman. Tellement proches puisqu'ils ne vivent que l'un avec l'autre, l'un pour l'autre, devant fuir sans cesse et se cacher. Une mère qui fait tout pour le protéger, et ne pas être séparé de lui.
Et en deux cents pages, on va voir peu à peu Rudy devenir lui le protecteur de la famille. Encore très enfant au début, malgré des conditions de vie difficiles, il va grandir très vite, par la force des choses.
Grâce aussi au livre, et à une bibliothèque de rue. Ce qui, même s'il s'agit d'un court passage, ne peut que me réjouir !
Parce qu'il a découvert la légende grecque de Leto, il va d'abord arriver à pardonner à sa mère, puis parvenir à force d'utopie à sauver la famille.
La couverture et le titre m'ont attirée irrésistiblement, et je ne regrette pas.
On va découvrir à la fois la vie misérable des sans papier, chassés d'un endroit à l’autre, une légende de la mythologie grecque, et un épisode à la Robinson Crusoé (en plus tendre et plus émouvant) le tout s’entrecroisant de façon inattendue et logique.
J'ai eu au départ un peu de mal à y entrer vraiment (pas à entrer dans la lecture, il se lit très facilement, mais à me sentir proche des personnages) car on n'a pas de repères de lieux, de dates ... ce qui est logique, on est entre le conte et la mythologie, tout en étant hélas ancré dans notre actualité la plus terrible.
Très vite, je n' ai plus pu le lâcher, et je l'ai lu jusqu’au bout, presque sans respirer !
Un duo tendre et émouvant, Rudy et sa maman. Tellement proches puisqu'ils ne vivent que l'un avec l'autre, l'un pour l'autre, devant fuir sans cesse et se cacher. Une mère qui fait tout pour le protéger, et ne pas être séparé de lui.
Et en deux cents pages, on va voir peu à peu Rudy devenir lui le protecteur de la famille. Encore très enfant au début, malgré des conditions de vie difficiles, il va grandir très vite, par la force des choses.
Grâce aussi au livre, et à une bibliothèque de rue. Ce qui, même s'il s'agit d'un court passage, ne peut que me réjouir !
Parce qu'il a découvert la légende grecque de Leto, il va d'abord arriver à pardonner à sa mère, puis parvenir à force d'utopie à sauver la famille.
La couverture et le titre m'ont attirée irrésistiblement, et je ne regrette pas.
lundi 8 octobre 2018
La malle de Papi - Isabelle Albertin
C'est clairement un livre pour apprendre à lire, ou à proposer aux enfants en période d'apprentissage de la lecture.
Nous l'avons acheté pour la bibliothèque à la demande d'une lectrice qui trouvait que nous manquions de livres pour les vraiment débutants (je me souviens m'être dit la même chose au temps fort lointain où mes enfants commençaient à lire !) alors que nous étions en plein achat de première lecture.
Là, c'est vraiment de la toute première lecture.
Avec des qualités, et quelques défauts à mes yeux.
Au début, on présente (en plus des personnages) les mots et syllabes qui vont être utiles.
Le texte est écrit gros bien entendu, en caractères très lisibles.
les lettres ne se prononçant pas sont en bleu très pâle, ce qui aide bien.
Les liaisons sont légèrement indiquées.
À la fin quelques questions de compréhension, puis des questions pour approfondir un peu le sujet.
J'ai cependant regretté qu'il n'y ait pas vraiment d 'histoire. C'est plutôt une succession des trouvailles que font les enfants. Ça facilite le choix d'un vocabulaire simple, puisque il n'y a pas besoin vraiment de phrases, mais une petite histoire m'aurait parue plus attrayante.
Nous l'avons acheté pour la bibliothèque à la demande d'une lectrice qui trouvait que nous manquions de livres pour les vraiment débutants (je me souviens m'être dit la même chose au temps fort lointain où mes enfants commençaient à lire !) alors que nous étions en plein achat de première lecture.
Là, c'est vraiment de la toute première lecture.
Avec des qualités, et quelques défauts à mes yeux.
Au début, on présente (en plus des personnages) les mots et syllabes qui vont être utiles.
Le texte est écrit gros bien entendu, en caractères très lisibles.
les lettres ne se prononçant pas sont en bleu très pâle, ce qui aide bien.
Les liaisons sont légèrement indiquées.
À la fin quelques questions de compréhension, puis des questions pour approfondir un peu le sujet.
J'ai cependant regretté qu'il n'y ait pas vraiment d 'histoire. C'est plutôt une succession des trouvailles que font les enfants. Ça facilite le choix d'un vocabulaire simple, puisque il n'y a pas besoin vraiment de phrases, mais une petite histoire m'aurait parue plus attrayante.
samedi 6 octobre 2018
Tranquille comme Baptiste - Yaël Hassan
Très gros coup de coeur pour ce nouveau roman de mon autrice préférée.
Je pensais en le lisant qu'il ferait un merveilleux prix Chronos, mais comme elle vient de l’obtenir une fois de plus (avec notre chouchou Matt7ieu Radenac !), il faut peut-être laisser la place à d'autres !!
C'est tendre, c'est drôle, c'est superbe.
Bien sûr la fin est "trop belle pour être vraie" mais ça fait tellement du bien un texte positif et plein d'espoir.
Baptiste est tranquille oui, Baptiste vit dans son petit monde, entre sa mère, sa grand-mère, et surtout son seul ami, Barnabé, qui pourrait être son grand-père. Mais ne l'est pas.
Baptiste aimerait bien qu'on lui parle de son père, mais il ne se risque pas à poser des questions.
Baptiste serait heureux, s'il n'y avait le collège, où son caractère doux et peu disert le désigne forcément comme tête de turc des plus méchants.
Et dans cette vie tranquille déboule soudain Clara, qui n'a vraiment rien de commun avec lui que son âge. Clara, qui a une vie difficile, et le caractère qui va avec. Clara au franc-parler et à l'audace ahurissante pour Baptiste.
Je pensais en le lisant qu'il ferait un merveilleux prix Chronos, mais comme elle vient de l’obtenir une fois de plus (avec notre chouchou Matt7ieu Radenac !), il faut peut-être laisser la place à d'autres !!
C'est tendre, c'est drôle, c'est superbe.
Bien sûr la fin est "trop belle pour être vraie" mais ça fait tellement du bien un texte positif et plein d'espoir.
Baptiste est tranquille oui, Baptiste vit dans son petit monde, entre sa mère, sa grand-mère, et surtout son seul ami, Barnabé, qui pourrait être son grand-père. Mais ne l'est pas.
Baptiste aimerait bien qu'on lui parle de son père, mais il ne se risque pas à poser des questions.
Baptiste serait heureux, s'il n'y avait le collège, où son caractère doux et peu disert le désigne forcément comme tête de turc des plus méchants.
Et dans cette vie tranquille déboule soudain Clara, qui n'a vraiment rien de commun avec lui que son âge. Clara, qui a une vie difficile, et le caractère qui va avec. Clara au franc-parler et à l'audace ahurissante pour Baptiste.
jeudi 4 octobre 2018
lundi 1 octobre 2018
Atlas du monde - Livre et puzzle (Usborne)
Inscription à :
Articles (Atom)











